Molenzorg
Ronquières (Braine-le-Comte), Henegouwen
<p>Moulin de Ronquières<br />Moulin de Cambron<br />Moulin d'Arenberg<br />Moulin Tortoi</p>
Foto: Robert Van Ryckeghem, Koolkerke
Naam

Moulin de Ronquières
Moulin de Cambron
Moulin d'Arenberg
Moulin Tortoi

Ligging Place de Ronquières 3-5
7090 Ronquières (Braine-le-Comte)

Rue de Combreuil
op de Sennette


toon op kaart
Geo positie 50.608036, 4.220517
Eigenaar Privaat
Gebouwd ca. 1177 / ca. 1246 / 1530 / 1710
Type Turbine watermolen
Functie Korenmolen
Kenmerken Nog het origineel gebouw (uit 1530)
Gevlucht/Rad Turbine
Inrichting Aanwezig
Toestand Matig
Bescherming M: monument, DSG: dorps- en stadsgezicht,
12.08.1988
Molenaar Geen
Openingstijden Op afspraak

Beschrijving / geschiedenis

De Moulin de Ronquiéres werd in 1530 gebouwd als graanmolen en was de banmolen van Ronquiéres.
Vreemd genoeg staat de molen niet met een waterrad getekend op de Ferrariskaart (ca. 1775).
Volgens een overlevering zou Napoleon er overnacht hebben.
De kadastrale atlas van P.-C. Popp vermeldt: Ronquiéres B262 - Moulin à eau; D'Arenberg, duc Prosper-Louis, propriét., Bruxelles.

In de 19e eeuw werd het waterrad vervangen door een turbine. Hierbij werd overheen de waterloop een nieuw gebouw opgericht. In 1950 werd het malen gestaakt. Deze molen werd beschermd op 12.08.1988: "Ancien moulin à eau 'de Cambron et d'Arenberg' (façade et toiture), ainsi que la machinerie arriére, place de Ronquiéres, n°s 3-5 (monument), alentours et bief du cours d'eau situé à l'arriére du bâtiment (site)".

L. Denewet & A. Smeyers

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Le "Moulin de Ronquières" ("moulin Tortoi" au 19e siècle) est un moulin à eau situé au confluent de la Sennette et de la Samme, au centre du village, en bordure de la route de Braine-le-Comte à Nivelles.

Relevant initialement du patrimoine de l'abbaye cistercienne de Cambron, il passsa ensuite aux seigneurs d'Enghien et de cette manière aux dux d'Arenberg (jusqu'en 1916).
Première construction vers 1177.
Reconstruction vers 1246.

Extraits du "Cartulaire de Cambron":
En 1182, l'abbaye de Saint-Ghislain cède à celle de Cambron la ferme de Haurut à Ronquières en même temps qu'un moulin dont les profils doivent lui appartenir à perpétuité".
Le 7 novembre 1181 ou 1185, le pape Lucius III confirme ces possessions à l'abbaye de Cambron en spécifiant le moulin (I, 16, VII).
En octobre 1216, Henri, duc de Brabant et Lotharingie, déclare abandoner en aumône à l'abaye de Cambron, ce qu'il recevrait de son moulin de Ronquières (570, XVIII)
En 1246, Siger d'Enghien déclare approuver la construction d'un moulin et d'un tordoir ("torcular") au village de Ronquières à l'abbaye de Cambron, accordant de plus que les hôtes de la dite église puissent aller au moulin et au tordoir pour moudre et presser et faire tout ce qu'ils trouveront leur être utile ainsi qu'à la dite église (583, XXXIII).
En 1319, on cite le chemin qui va du moulin de Ronquières au moulin "à le Samme" (633).
En 1320, dans Watiers de Cambray et frères Jehans de Haspre demeurant au moulin de Ronquières (635).

En ruine vers 1400.
Reconstruit dans son état actuel en 1530.

Par une reqûete du 18 mai 1778, Etienne Bomal, de Ronquières en Brabant, y possédant en propre un moulin tordoir, demande l'exemption de tonlieu pour les semences de colza qu'il tirera du Hainaut et la même exemption pour les huiles qui en proviendront et qu'il renverra en Hainaut.
Les officiers principaux de Bruxelles font remarquer la concurrence de débit que perdraient les autres possessurs de tordoirs ou moulins à huile du Hainaut ou de Brabant, si le suppliant obtenait la faveur qu'il demande.
"Le Hainaut est, aussi bien que les autres provinces, pouvu dés longtemps de moulins à tordre la graine. Ces moulins sont même fort multipliés et celà n'est pas étonnant si l'on fait attention à la quantité considérable de cette denrée qui se consomme dans le pays, sans compter ce qu'il en passe à l'étranger.
Le Conseil des Finances, le 2 novembre 1778, fut d'avis d"'éconduire Bomas (liasse 1914).

L'élargissement de la route a fait disparaître une partie de l'ancien moulin.
H. Bosschaert était le meunier dans les années 1930.
Restauré vers 1980.

Le moulin de Ronquières apparaît comme un fort volume long de six travées et d'une hauteur de deux niveaux. Il est établi entre le lit de la rivière et la voirie qui conduit à quelques dizaines de mètres de là, vers l'église du village. Les baies perçant la façade principale semblent, pour la plupart, d'origine ou, à tout le moins, peu tranformées. Une large porte à piédroits harpés en belle pierre bleue d'Ecaussinnes occupe pratiquement le centre du rez-de-chaussée. Elle est surmonté d'une modeste niche d'allure ogivale en pierre bleue (autrefois dédiée à Sainte-Cathérine?). Une fenêtre à croisée de pierre (calcaire d'Ecaussinnes toujours) perce la première travée à gauche. Une autre lucarne se place en hauteur dans la troisème travée. Des restes d'une fenêtre étroite sont visibles dans la cinquième travée et une fenêtre curieusement munie d'un montant central en grès occupe la dernière travée avant le pignon (modifié) de droite. Trois belles baies à croisée de pierre (avec arcs de décharge à brique) percent l'égage. Une lucarne passante abrite un monte-charge. Elle coupe la corniche et monte haut dans la toiture.

L'histoire du bâtiment rend compte de l'enduit qui couvre la totalité du pignon de droite. Les cartes postales anciennes témognent en effet du fait que la façade était autrefois plus longue de ce côté. Ce sont les nécessités d'élargissement de la route franchissant la Sennette à cet endroit qui justifièrent la démolition de l'ancien pignon (et de son annexe) et la configuration particulière du haut mur cl$oturant actuellement la bâtisse de ce côté.

Le système de contrôle et de gestion des eaux se situe à hauteur du pont qui traverse la rivière à cet endroit. Ce dispositif relie le "vieux" moulin à un "nouveau" moulin qui occupe l'autre côté de la rivière et a permis (dans la seconde moitié du 19e siècle) de dédoubler l'activité menée dans l'ancienne bâtisse.

Le nouveau moulin de Ronquières se présente sous la forme d'un volume haut de trois niveausx: rez-de-chaussée et deux étages. Il est rattaché au vieux moulin, au-dessus de la chute et des roues, par deux niveaus "suspendus" formant pont entre les deux bâtisses.

Le nouveau moulin est entièremnet en brique. Il est couvert d'une bâtière perpendiculaire à la voirie (rue de Chanu). En comptant le coin coupé, la façade se développe sur trois travées du côté du chemin et quattre du côté situé à l'opposé de la rivière. Les baies, disposées très régulièrement,s ont couverts d'arcs surbaissés en brique.

C'est par l'angle coupé que se font tous les échanges entre intérieur et extérieur du moulin. Au niveau du rez-de-chaussée, une porte élartgie et entièrement encadrée de pierre (calcaire d'Ecaussinnes) permet l'accès aux installations. A chacun des deux étages, une porte (avec seuil de pierre) permet le transbordement des marchandises. Au niveau du grenier, une lucarne passante, avec ponte-charge, se trouve à l'aplomb de ces différentes ouvertures.

Jules DEWERT & Gérard BAVAY

<p>Moulin de Ronquières<br />Moulin de Cambron<br />Moulin d'Arenberg<br />Moulin Tortoi</p>

Foto: Robert Van Ryckeghem, 07.02.2002

<p>Moulin de Ronquières<br />Moulin de Cambron<br />Moulin d'Arenberg<br />Moulin Tortoi</p>

Foto: Robert Van Ryckeghem, 07.02.2002

<p>Moulin de Ronquières<br />Moulin de Cambron<br />Moulin d'Arenberg<br />Moulin Tortoi</p>

Foto: Robert Van Ryckeghem, 07.02.2002

<p>Moulin de Ronquières<br />Moulin de Cambron<br />Moulin d'Arenberg<br />Moulin Tortoi</p>

Foto: Georges Kockelberg

<p>Moulin de Ronquières<br />Moulin de Cambron<br />Moulin d'Arenberg<br />Moulin Tortoi</p>

Verzameling Ons Molenheem

Literatuur

"Cartulaire de Cambron".
Gérard Bavay, "Patrimoine et histoire des moulins en Hainaut - Inventaire descriptif" - Analectes d'histoire du Hainaut, tome XI, Mons, Hannonia, 2008, p. 343-345.
Jules Dewert, "Les moulins du Hainaut. Arrondissement de Mons", Annales du Cercle d'histoire et d'archéologie de Baudour, t. 4, 1939, p. 1-202;
Jacques Vandewattyne, "Inventaire des moulins du Hainaut. Arrondissement de Charleroi - Arrondissement de Mons - Arrondissement de Soignies", Hainaut-Tourisme, n° 118, sept. 1966, p. 139-144;
"Moulins en Hainaut", Bruxelles, Crédit Communal, 1987;
Robert Desart, "Les Moulins à Eau du Hainaut et des Flandres", Soignies, Lemaire, 1968, p. 61;
G. Bavay, P. Dejean, L. Jous & D. Watteyne, "Exposition moulins en Hainaut. (Supplément au catalogue général)." Braine-le-Comte, 1988 (Cercle d'histoire d'archéologique et de folklore de Braine-le-Comte, fasc. 11), 63 p.
Georges Malherbe, "Le moulin et la prison seigneuriale de Ronquières ou les derniers vestiges de la seigneurie d'Enghien", in: Annales du Cercle archéologique d'Enghien, vol. 10, 1956, p. 17-314.


Laatst bijgewerkt: donderdag 2 februari 2017
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