Molenzorg
Cornesse (Pepinster), Luik
<p>Moulin Fisenne</p>
Foto: Will Urselmann, Maastricht
Naam

Moulin Fisenne

Ligging Goffontaine 47
4860 Cornesse (Pepinster)

Goffontaine (gehucht)


toon op kaart
Geo positie 50.568272, 5.763444
Eigenaar Moulin Fisenne s.a.
Gebouwd 1700 / 1834
Type Turbine watermolen
Functie Korenmolen
Kenmerken Verhoogd gebouw
Gevlucht/Rad Turbine
Inrichting Grotendeels uitgesloopt
Toestand Maalderij verlaten
Bescherming ---,
Niet beschermd
Molenaar Geen
Openingstijden Op aanvraag, tel. 087 460473, fax 087 469281

Beschrijving / geschiedenis

Deze molensite kan bogen op een industrieel verleden als ijzersmeedmolen (1700) en later als volmolen (rond 1810): zie de historische nota (in het Frans) hierna.
Fernand Fisenne kocht het molengebouw aan in 1954 (en de "Fenderie Dejong" in 1960) en maalde met een turbine en een motor. Zijn zoon Michel was de laatste molenaar. De gebouwen werden verhoogd en met silo's uitgebreid. Nog in 1997 werd de turbine vervangen door een moderner exemplaar, om elektriciteit op te wekken voor de maalderij.
Alle activiteit is op 30 september 2003 gestopt. Het interieur werd grotendeels uitgesloopt. Thans is de "Jolly Jumper Pony Club" er gevestigd.

Will URSELMANN, Maastricht.

La Fenderie de Goffontaine

Le 22 avril 1700, Jacques Philippe Dejong achète un terrain à Massoprez en vue d'y construire une fenderie de fer. Quelques jours plus tard, le 8 mai 1700, Charles II (roi d'Espagne et de Sicile; 1661-1700) lui délivre une autorisation qui lui permet de dériver une partie de l'eau de la rivière dans un bief, pour le fonctionnement des roues motrices d'une fenderie.

Autorisation confirmée le 14 juillet 1700 devant la Cour de Justice de Soiron.
Le 30 septembre 1701, Philippe V d'Anjou, successeur de Charles II, confirme l'octroi de 1700 en l'agrémentant de nombreux avantages bénéfiques à la fenderie de Goffontaine dans le but de promouvoir l'industrie métallurgique du Limbourg. Cela va entrainer de nombreux conflits avec les cloutiers liègeois.
Antoine - Joseph Dejong succède à son père le 22 décembre 1742. Il fit construire le corps de logis en 1747, en moellons de grès d'allure fortifiée bordée de deux tours carrées légèrement en retrait. La cheminée de droite est garnie d'une girouette en fer forgé sur place à l'époque et représentant l'emblème de la famille de Jong: un griffon ailé.
En 1790 Mathieu-Joseph Dejong prend la relève. L'usine -qui emploie encore cinq ouvriers en 1800- voit sa production nette chuter et elle est reconvertie en laminoir jusqu'en 1808, année où Jean Albert Rutten épouse Marie Norbertine Dejong et transforme le laminoir en foulerie de laine.

La filature de laine cardée

Vers 1800 l'ancienne fenderie de fer de Goffontaine fut convertie en laminoir qui tenta de subsister quelques années. C'était sans compter sur l'essor des puissants laminoirs du bassin industriel liègeois qui sonna le glas de l'industrie du fer à Goffontaine.
En 1808, Jean-Albert Rutten, médecin et Bourgmestre de Verviers, épouse une fille Dejong et devient propriétaire des terrains et bâtiments du laminoir. Il convertit aussitôt l'usine en "foulerie" de laine et fit creuser un étang artificiel alimenté par les eaux du ruisseau de La Saute pour garder une réserve d'eau par temps de sécheresse.

Le foulage consiste à feutrer l'étoffe de laine en la plaçant dans des récipients spéciaux plongés dans l'eau courante additionnée de terre à fouler et/ou d'urine.
Ensuite, l'étoffe est martellée par des maillets que l'énergie hydraulique d'une roue à aubes actionne par l'intermédiaire d'un complexe réseau de courroies et de poulies.
Leur fille, Marie-Thérèse Rutten, se marie avec Joseph-Antoine Ruhl qui s'occupera des affaires de la famille et gèrera la foulerie de laine. La réussite industrielle de cette usine l'incite à construire un nouveau bâtiment situé une centaine de mètres plus en aval de la rivière - l'actuel moulin à grain. Les plans de prolongement du bief sont dessinés par l'ingénieur des ponts et chaussées Victor Hanquet et signés le 31 mars 1834.

Le 30 août 1840 la société serinoise J. Cockerill établit le plan de fondation de l'arbre vertical de la turbine destinée à transmettre les mouvements aux rouages des machines de l'usine.
La filature de laine cardée entrera en fonction le premier novembre 1865. Une société d'actionnaires se créa le 21 avril 1866 pour six ans sous la dénomination de "Bruls-Rigaux"; elle fut prorogée jusqu'en 1879, mais c'est toujours Joseph-Antoine Ruhl qui resta le gérant et l'administrateur pour la société.

Le moulin à grain

A partir de 1879, nous ne possédons plus aucun document nous permettant de retracer l'histoire de cette usine de laine. En 1960, Monsieur Fernand Fisenne achète les bâtiments et les transforme en moulin à grain.

En 1972, Michel Fisenne hérite d’une ancienne filature, située le long de la Vesdre à Pepinster. Il devient, par la même occasion, l’acquéreur du barrage, du bief et de la turbine existants. Il s’agit d’une richesse qu’il convient de valoriser. En 1998, le moulin Fisenne investit dans une nouvelle turbine, plus performante, type Kaplan. De la magie de la mécanique sort aujourd’hui l’électricité qui alimente toute l’usine.

Michel Fisenne avait une longueur d’avance: le barrage et le bief étaient là, en bon état, lorsqu’il est arrivé. Son investissement en fut diminué. Le bief dévie la Vesdre sur 500 mètres avant de la projeter dans une chute de 2,20 mètres. La force hydraulique ainsi obtenue suffit à la turbine pour produire chaque année, à plein rendement (24h/24), quelque 500.000 KWh. Le moulin, lui, en consomme 250.000.

Tandis que la turbine à clapets (hors d'usage) fut démontée en 1997 et remplacée par une turbine plus moderne destinée à fabriquer de l'électricité pour les besoins du moulin.

A. LEJONCQ

Goffontaine. Dans la vallée, dès le XVe siècle s'installe l'industrie du fer, où on retrouve encore des déchets de mica et de pyrite. Un droit de tocquage  était dû au Seigneur de Soiron pour une fenderie en 1700 par une certain jaques-Philippe DeJong. L'industrie liégeoise concurrente fit disparaitre cette activité qui fut remplacée par une filature de laine cardée.

<p>Moulin Fisenne</p>

Foto: Will Urselmann, 14.03.2004

<p>Moulin Fisenne</p>

Foto: Will Urselmann, Maastricht

<p>Moulin Fisenne</p>

Foto: Will Urselmann, Maastricht

<p>Moulin Fisenne</p>

Foto: Will Urselmann, Maastricht

<p>Moulin Fisenne</p>

Foto: Will Urselmann, 14.03.2004

Literatuur

Ouvrages
Jules Peutemans, "Notice historique sur Cornesse", Pepinster, 1909.
A. Lejoncq, "Goffontaine, reflet de la Vesdre", s.l., 1993.
Philippe Vander Maelen, "Dictionnaire géographique de la province de Liège", Bruxelles, 1831.
Henri Del Vaux de Fouron, "Dictionnaire géographique de la Province de Liège", Liège, Jeunehomme, 1841.
Charles Meerts, "Dictionnaire géographique et statistique du royaume de Belgique", Bruxelles, Vanderborght, 1845.
Hervé Hasquin e.a., "Commnunes de Belgique: dictionnaire d'histoire et de géographie administrative. Wallonie", 2 vol., Bruxelles, La Renaissance du livre, 1980-1983.
Herman Holemans, "Enquète auprès des communes de la Province de Liège", 1984.
Lucien Simon, "Moulins de chez nous", Dison, Fondation Adolphe Hardy, 1992, p. 181.
"Un chef d'entreprise 'éclairé'. Turbine hydraulique. Moulin Fisenne" (dépliant)

Info
Michel Fisenne, 03.10.2011.


Laatst bijgewerkt: vrijdag 14 april 2017
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