Molenzorg
Brussel, Brussels Hoofdstedelijk Gewest

Foto stroomopwaarts. Foto Louis Ghémar 1867 (Stadaarchief Brussel)
Collectie
Verdwenen Belgische Molens
Naam

Ruysmolen
Ruismolen
Achterste Molen
(Middelste Molen)

Ligging
Borgval
1000 Brussel

Borgwal
île Saint-Géry - Sint-Gorikseiland
op de (nu overwelfde) Zenne
kadasterperceel C997


toon op kaart
Type
Onderslag watermolen
Functie
Korenmolen
Gebouwd
voor 1224
Verdwenen
1869, sloop bij de overwelving van de Zenne
Beschrijving / geschiedenis

Ruismolen  Ruysschemolen ou Rustmolen.

Ce moulin était situé au XIXe siècle sur la branche gauche de la petite Senne, dite Sale Senne, à environ 33 m en aval du pont situé rue Saint-Géry (64). Lors des mesures d'expropriation qui le frappèrent en 1866 (65), au moment de l'assainissement du quartier, l'ensemble des installations comprenait une maison avec étages et greniers, cour et jardin ainsi qu'un moulin à roue, qui représentait ce  qui avait constitué autrefois deux moulins: le Ruismolen proprement dit et l'Achterstemolen.

c. Le Ruismolen.

Peu de noms de moulins ont été aussi souvent mal inter­prétés que celui du Ruismolen. Les interprétations différentes qu'offre le mot flamand, pouvant aller du bruit de l'eau agitée par la roue (66), jusqu'à l'aspect extérieur de la construction (67), devait amener beaucoup plus tard des difficultés que le mot latin lui-même Rusca (68) n'écartait pas (69). Aussi ne sera­t-on pas étonné qu'à  la période française le moulin ait pris la forme de Rosmolen oumoulin à cheval (70), simple déformation étymologique, et non changement dans l'usage de la force motrice. Au XJXe siècle, quoique la forme ancienne subsiste, certains actes administratifs - reflet ou non d'habitudes populaires - le dési­gnent sous la forme Rustmolen (71). Enfin, fait plus curieux, le  moulin fut désigné du nom de Middelstemolen aux environs de 1478 (72), en raison de sa situation par rapport aux autres moulins  au Borchwal sans doute, et ne réapparaîtra, sous sa forme première - encore altérée en Reesmolen - que deux siècles plus tard (73).

Ce moulin ducal (74), sur la Senne du Borchwal (75), très probablement antérieur au XIIIe siècle (76) , outre sa destination de moudre les grains moyennant des redevances versées au trésor ducal (77) et les  frais  qu'entraînait sa remise en état fré­quente (78), servir à diverses reprises les desseins des ducs de Brabant; soit que ceux-ci désiraient accorder une rente - celle donnée par Henri III à l'hôpital Saint-Jean  en 1224 (79) - soit aussi lorsqu'à cours d'argent, le trésor  devait  faire des emprunts à une ville et le concéder. en échange d'importants revenus, comme la nécessité s'en fit sentir en 1453 (80).

Rentré sans doute comme les autres moulins dans le domaine ducal en 1469 (81),il fait, sous le nom de Middelstemolen (82), l'objet d'affermages et, après être  passé dans le domaine de la ville (83), il ne semble s'être réuni au moulin, qui lui fait face sur la rive opposée, qu'apvès 1650 (84), sous le nom de Rees­molen (85).

d. Achterstemolen.

L'Achterstemolen ou Echterstemolen (86) rarement  Achter­ molen (87) ou moulin de Derrière (88), était situé sur le Borch­val (89), probablement vis-à-vis du Ruismolen (90). Il suivit le sort des trois moulins voisins depuis un temps ancien (91): affermé (92) et entretenu (93) par le domaine ducal, il passe dans le patrimoine foncier de  la ville en 1453 (94); revient au domaine en 1469 (95) en assurant au receveur de Bruxelles diffé­rents revenus (96). D'après un texte cité par Henne et Wau­ters (97), texte que nous n'avons pas retrouvé, le moulin aurait déjà été  détruit en 1628 et le terrain, sur lequel il se trouvait, acheté  par les Récdfilets. Cependant, c'est encore l'objet d'une expertise en 1630 (98); ce qui  ferait douter, tout au moins, dela transcription de la date donnée par Wauters; néanmoins, il semble  bien avoir disparu en 1650, quand le domaine ducal vend à la ville ses moulins (99).

Mina MARTENS

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(64) Le procès-verbal du 28 décembre 1857 (A.V.B., Travaux Publics n° 33-102) consignant l'expertise du Rusmole, le déclare «situé sur la branche gauche de la petite Senne ou Sale Senne, qui alimente le moulin dit Slyp­molen repris sous le n° 20 bis du plan et à environ 416 m dudit moulin situé en avant ou à  environ 247 m. en aval du confluent du  bras qui réunit la petite Senne à la branche droite  de  ce tte  rivière ou  enfin à environ 33 m. en avant du pont situé  sous la rue des Dames ou rue St-Oér y et  à 15 m en amont de l'embouchure de la petite Senne dans la branche droite de la Senne sur laquelle  est située le Bandmulen représenté sous le n° 21 du plan et situé au Borgval près de celui-ci...

(65) A.V.B., Propriétés communales, 10193, 29 août.

(66) Le mot ruisschen et ses variantes orthographiques pouvant signifier toutes les formes douces ou   violentes qu'implique le verbe bruire (cf. VER­WIJS et VERDAM, op. cit, t. VI, 1907, col. 1733 suiv.).

(67) L'adjectif rwzsch signifiant rude, grossier, voir même poi-lu (ib.) et pouvant s'appliquer à l'aspect  extérieur du moulin.

(68) Le mot pouvant aussi bien signifier ruche, sous-entendant le bruit des abeilles, que le mot  écorce,  soit quelque chose de rude (cf. DU CANGE, op. cit ., t. V, 1845, p. 829).

(69) Il est évidemment extrêmement dangereux de vouloir trancher l'éty­mologie d'un mot tel que celui-ci,  s'appliquant, à un moulin fort ancien, alors que tant d'inconnues de son histoire subsistent, notamment quant à son aspect par exemple.

(70) A.V.B., Travaux Publics, no 33402, lettre du préfet de la Dyle adres­sée au maire de Bruxelles  en  1806, autorisant ce dernier à faire les répara­tions nécessaires notamment au moulin du Cheval.

(71) lb. Travaux Publics, n° 33402. Des actes de peu postérieurs prouvent cependant que le mot  Ruschmolen subsiste (AVB, Propriétés communales, 10193, 29 août 1866).

(72) On cite, dans le livre de van der Middelste of Ruyschmolen opten borchwal» (A.G.R., CC 4184, f° 15 v°), qui se retrouvent ultérieurement (cf. en 1520, ib. OC 4209, f° XIII).

(73) En 1710 (lb. Greffes scabinaux de Bruxelles, 9757), en 1724 (A.V.B., liasse 676).

(74) Il est cité dès les premiers comptes que l'on possède de la recette de Bruxelles, conservés dans   ceux de la recette de Brabant de 1363 (A.G.R., CC 2350), et de 1403 (ib. 4162, f° 60 v°) et années ultérieures.

(75) Il est presque toujours dit: Ruyssche opten Borohwal (cf. par ex. CC  4162, loc. cit.).

(76) HENNE et WAUTERS le rangent parmi les moulins signalés dans l'acte de la 2e moitié du XIIe  siède (op.cit., p. 179), voir à  sujet, ci dessus p. 18.

(77) Cf. parmi d'autres mentions analogues CC  4162, fo 60 v°: revenus en  seigle.

(78) lb.

(79) P. BONENFANT, Cartulaire de l'hôpital Saint-Jean de Bruxelles, Bruxelles, 1953, n° 24, 4  février 1225 (Commission royale  d'Histoire, coll. in-4°).

(80) Acte déjà cité à propos des moulins précédents et dont la copie se trouve dans le cartulaire de la ville n° XXIX, f° 58.

(81) Cf. ci avant, p. 19, n. 43.

(82) Notamment en mars 1591 (A.G.R, Chambre des Tonlieux de Bru­xelles, 58).

(83) Le 16 mai 1650 (A.V.B. 677).

(84) Le nom de Middels.temolen disparaît ainsi que le nom d'Achterste­ molen pour ne laisser place qu'au Reesmolen, ceci semble bien être un indice permet tant de supposer que c'est après le passage dans le patrimoine urbain que les deux mounillis ont été réunis en un seul (à ce sujet, cf. ci-après p. 25).

(85)  On relève le nom de Reesmolen le 28 juin 1672 (A.V.B. 1114, mémoire sur la taxation des   moulins); en 1711 (ib. liasse 677) lorsqu'on fait une évaluation respective dts moulins, on ne voit plus  subsister que le Bantmolen à côté du Reesmolen, ce qui est édifiant, sinon les Vorstemolen et Achterste­molen se trouveraient également cités.

(86) La graphie Echterstemolen est peut-être plus usitée que la forme voisine, grammaticalement plus correcte (voir les ex. cités aux notes ci-dessous).

(87) Cf. A.V.B. Charte de Bruxelles, 7 septembre 1396.

(88) Les textes latins le transcrivent sous la forme de Posterior Molen­dinum (A.G.R., CC  2350, fo  314 et 341, compte de la recette de Brabant de 1363).

(89) Par ex. Echterstemolen opten Bourchwal (ib. CC 4162, fo 42 v°).

(90) Le plan de Braun et Hogenberg, des environs de 1572, relève, sur le retranchement appelé Borgval,  deux roues l'une à côté de l'autre et à chacune desquelles est accolée une petite maison. Cf. fig. 3.

(91) Il serait comrpris d'après HENNE et WAUTERS (op. cit. p. 179), parmi les quatre moulins cités  dans

(92) Il en est différentes traces; je cite entre autres: en 1591 (A.G.R., Chambre des Tonlieux de Bruxelles, 58).

(93) Il réapparaît annuellement dans les comptes du receveur de  Bru­xelles (voit entre autres  en 1403; ib. CC 4162, fo 39 v° et  compte de 1406, f° 1; compte de 1450, b. 4176, fo 36  v°, etc.).

(94) A.V.B., f° 58, acte ôté plusieurs fois.

(95) lb. IV, f° 184.

(96) En 1454, le 12 novembre (ib. IX, fo 154), il avait été engagé par la ville pour un terme de six  ans,  ainsi  que les  autres m oulins; rentré dans le domaine ducal, il est de nouveau l'objet d'affermage, tel celui de 1591 (cité note 92).

(97) Op. cit., p. 179, signailent un acte du 10 mai 1628, dont est  reprod uit l'extrait (sans aucune référence) indiquant qu'une maison contiguë à l'Ach­terstemolen «ayant par ci-devant servi de moulin à eau, depuis, rompu et démoli». Nos recherches pour découvrir cet acte sont restées infructueuses tant dans les rares documents de la ville échappés au bombardement, que dans ceux des Récollets, aussi peu fournis.

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De Ruysmolen (Ruismolen) was een korenwatermolen op de Zenne aan de Borgval, in het Sint-Gorikseiland. Hij werd voor die het eerst vermeld in 1224. Voor 1363 werd op de andere oever ook een molengebouw opgericht, zodat een dubbelmolen onststond:
- de eigenlijke Ruysmolen, eigendom van de hertog van Brabant. In 1453 werd hij door de hertog verpand aan de stand Brussel. Vormde nog slechts één molen met de volgende in de loop van de 17de eeuw.
- de Achterstemolen, die aan de vorige paalde. Was eigendom van de hertog van Brabant. Vermeld in 1363. Werd eveneens door de hertog van Brabant aan de stad Brussel verpand in 1453.

Eigenaars na 1830:
- voor 1834, eigenaar: a) Stevens Jan Baptist, rentenier te Brussel
                                  b) Devadder Sebastien, rentenier te Brussel
                                  c) Hauwaerts Antoine, rentenier te Brussel
- 03.01.1837, verkoop: Diricq Prudent Auguste, weduwnaar Vander Pooten Maria, te Brussel (notaris
  Dedoncker)
- 29.05.1838, verkoop: De Ridder Pierre, weduwnaar Vanden Poel Jeanne, rentenier te Brussel (notaris Dedoncker)

Het molengebouw werd in 1862 vergroot.
In 1869 werd de watermolen gesloopt bij de overwelving van de Zenne.

Bijlagen

C. Dickstein-Bernard, "La gestion financière d'une capitale à ses débuts: Bruxelles, 1334-1467", Annales de la Société royale d'Archéologie de Bruxelles, LIV, 1977, p. 77-81 (Les moulins).

Les moulins. Le 14 juin 1393 déjà la Ville de Bruxelles a pris à cens le moulin à eau ducal situé à Obbrussel (233). Mais c'est après 1450 qu'elle paraît marquer un intérêt particulier pour ce type de bien : elle acquiert d'abord le 22 juin 1452 les deux moulins du Driesmolen, rue des Six Jetons (234 ), puis, par deux actes du 28 septembre 1452, deux tiers du moulin Serrewerre, rue des Poissonniers (235). Enfin l'année) 1453 va lui offrir l'occasion d'acquérir en une fois six moulins ducaux et le tiers restant du Serrewerre. Le duc ayant besoin d'argent pour mener une expédition contre les Gantois révoltés aliène certaines parties de son domaine aux villes : Louvain et Anvers choisissent de racheter en tout ou en partie la redevance qu'elles paient pour l'octroi des assises et Pierre rachète diverses parties de cens et rentes, ce pourquoi elles dépensent respectivement 5200, 9671 et 470" (236). Mais Bruxelles, elle, paie 16.200 <> et acquiert l'Achterstemolen, le Moutmolen, le Vorstemolen, le Ruismolen, le dernier tiers du Serrewerre, le moulin situé hors ville Ter Nuwermolen, et le moulin de Saint-Josse-ten-Noode. Rachetant le cens dû pour lui, elle devient propriétaire du moulin d'Obbrussel pris à cens en 1393 (237). Le 8 septembre enfin, Philippe le Bon met la Ville en possession d'un moulin situé hors de la porte d'Overmolen, le Clapschette, que lui vend Pierre van der Eycken, gruyer de Brabant (238). Tous sont des moulins à grain. Sans doute avons-nous affaire à des achats systématiques, à une véritable politique d'acquisition.

Jusqu'en 1430, Bruxelles paraît avoir, comme les autres villes, procédé à la constitution de stocks de grain qu'elle vendait à ses habitants en cas de .. financières (239) elle y ait temporairement renoncé (240). Un fait est certain, au moment de la grande disette de 1438 la Ville doit faire acheter du grain en Hainaut par la table des pauvres de Sainte-Gudule, qui le revend ensuite aux habitants (241 ). C'est que la constitution de réserves ne va pas sans difficultés; indépendamment du manque chronique de disponibilités financières dont souffre la Ville, le grain acheté en cas de pénurie peut être de mauvaise qualité (242). Le transport du grain étranger jusqu'à Bruxelles coûte cher (243) et pour cette raison, le duc l' affirme en 1436, la ville est mal approvisionnée à cet égard. Le marché local n'offre peut-être pas toutes les facilités nécessaires pour la constitution des stocks (244). Sans doute l'acquisition de moulins par l'administration communale n'améliorait-elle pas directement la situation pour les habitants, mais elle permettait à la Ville la constitution aisée, régulière, et sans frais de réserves de grain grâce à l'affermàge en nature (245); ces stocks pouvaient être écoulés ensuite en cas de disette. L'argument financier n'était pas négligeable non plus : la vente de grain par petites quantités procurait à la trésorerie urbaine un peu de l'argent liquide dont elle a, dès ce moment, constamment besoin. Si en 1453. d'ailleurs, au moment où la Ville les acquiert, les moulins ducaux sont généralement affermés moyennant du grain (dont un tiers de froment) et de la cire (autant de livres de cire que de muids de grain), l'un d'entre eux au moins, le Moutmolen ou moulin à brai, est affermé en espèces et produit un confortable revenu.

Peut-être est-ce un besoin d'argent liquide encore plus pressant qui détermine la Ville à modifier brusquement sa politique (246): le 13 mai 1456, elle décide que dans tous ses moulins que les receveurs affermeront, à l'exception du Moutmolen, le paiement du meunier par ses clients (et donc le sien propre par le meunier) se fera en espèces (247).

Mais le 15 mars 1459 n.s. on en revient à l'affermage en nature. Dès lors du grain sera stocké dans les greniers communaux, puis vendu aux habitants suivant les nécessités. Le produit des ventes servira au rachat des rentes perpétuelles qui accablent la Ville (248). Un an plus tard cependant un premier moulin, celui de Saint-Josse, est restitué au duc; les autres suivent en 1469. Ils avaient été entièrement remis en état par la Ville entre 1454 et 1460 pour la somme de 90 livres de vieux gros (249).

A la fin du siècle, Bruxelles reste en possession des deux moulins du Driesmolen, de deux tiers du Serrewerre, du Clapschette, du Cantermolen acquis en 1487 (250) et d'un moulin à vent (251).

Elle possède encore deux moulins à huile (252). Entre 1453 et 1469, elle a détenu aussi le droit de «gruyte» levé aux moulins à brai ducaux d'Obbrussel, Anderlecht et Forest, ainsi que le droit perçu sur les bières foraines dans le premier village (253).

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(233) A.V.B., XXIII, f° 103 r° v°

(234) M. MARTENS, Moulins ... , p. 33. L'acte d'acquisition est contenu dans A.V.B., XXIII, fo 166; des rachats de rentes par la Ville, en date du 3 janvier 1453 n.s ., font l'objet d 'un acte figurant ibidem, (0 167.

(235) M. MARTENS, op. cit., pp. 23-24. Les actes figurent dans A.V.B., XXIII, fos 159 v° et 160.

(236) Voir plus loin, p. 137.

(237) Pour les moulins en ville, voir M. MARTENS, op. cit. Le moulin dit Ter Nuwermolen se trouvait hors ville, sur le territoire d'Obbrussel (HENNE et WAUTERS, op. cit., t. IV, p. 239. WAUTERS, Environs ... , t. III, pp. 559-560). L'acte figure dans A.V.B., XXIV, f0 58. Cf. supra, n. 188.

(238) L. GALESLOOT, Inventaire des Archives de la Cour féodale, n° 121, pp. 150-151.- M. MARTENS, Moulins ... , p. 26, n. 124.

(239) Voir plus loin, p. 158.

'(240) Avant le 28 novembre 1430, il existe un gardien-vendeur du grain de la Ville dont a charge est alors supprimée (A.V.B., XVI, f° 135). En vendant du grain, à Bruges, le Magistrat a essentiellement pour but de procurer du blé à un prix raisonnable à la population pauvre (M.-J. TITS, La formation des prix ... , p. 176). Il constitue donc des réserves, qu'il vend petit à petit pour faire tomber les prix. Bruxelles pratiquait sans doute la même politique. Concernant les achats de blé par les villes: ibidem, annexes, pp. 331 et suiv., où aucun achat n'est signalé pour Bruxelles. Voir également P. SCHOLLIERS, Levenstandaard . . . , p. 266. H. VAN DER WEE, The growth ... , t. Il, p. 69. Les sources concernant les ventes pour Bruxelles sont peu nombreuses. Elles se limitent, pour la période étudiée, aux chroniques B.R. 11.641 f° 180 et suiv.) et 17. 120 (VAN DEN GHEYN, Catalogue ... , t. VIII, nos 5834 et 5837, p. 387 - citées par HENNE et WAUTERS, op. cit., t. I, p. 214), qui mentionnent des ventes en 1450 à 8 "Stuvers" le setier, vu «le prix du grain" (12 "Stuvers" le setier) et la grande misère ... A 3 d. de Brabant le "Stuver», ce prix correspondait donc à 144 d. le muid, au lieu de 216. Le rype de grain vendu n'est pas précisé, mais vu les prix indiqués par M.-J. TITSDIEUAIDE pour ces années 1449-1450 et 1450-1452 (op. cie., Annexe 3), il ne pourrait s'agir que de froment! Notons que ces chroniques contiennent de nombreuses erreurs (cf. infra, n. 238, p. 161).

(241) A.A.P.B., B. 356, 1438-1439, f0 48.

(242) Mauvaise qualité du grain acheté en temps de disette: cf. l'achat d'orge zélandaise mouillée en 1481-1482. Cette céréale pose ens uite à la Ville de gros problèmes de conservation : A.G.R., C.C. 30.942, p. 153.

(243) Bruxelles n'est pas située comme G\lnd sur un fleuve, et ne dispose pas comme elle d'une étape (pour Gand, voir M.-J. TITS-DIEUAIDE, op. cit., pp. 146 et suiv.). La Senne est une rivière malaisément navigable, et vers le Nord seulement. Or une partie du grain vient du Hainaut : cf. un acte du 20 janvier 1422 n.s. publié par F. FAVRESSE, Actes inédits ... , n° 23, pp. 76 et suiv. (§ 8), l'exemple cité à la note 241, et un acte ducal du 19 novembre 1436 publié par A. WAUTERS, Documents concernant le canal .. . , p. 1. Ce dernier précise que le transport se fait par terre, ce qui est coûteux (concernant son prix, voir G. SIVERY, Les comtes de Hainaut ... , pp. 132 et suiv.). Une autre partie des grains vient du Nord ou par le Nord, via Anvers et Malines, des céréales de brasserie notamment: Archives de la Ville de Bruxelles, IX, f° CXLI (155). A la fin du siècle, la Ville a dans ses greniers de l'orge zélandaise (voir note précédente). Or, à plusieurs reprises, des bateaux de grain sont saisis par les Malinois (voir plus loin, p. 156, n. 211). Entre avril et octobre le trafic sur la Senne est difficile (infra, p. 159). Importation de blé dans l'espace brabançon en général, voir M.-J. TITS-DIEUAIDE, op. cit., pp. 144er sui v.

(244) Octroi ducal pour l'aménagement de la Senne en direction du Sud, 19 novembre 1436, cité dans la note 243 ci-dessus.

(245) Le meunier moud "au douzième tonneau", qu'il prélève à son profit sur les quantités apportées à son moulin (16 avril 1385 (Archives de la Ville de Bruxelles, IX, f° CLXXVI (189) v°)). Sur un usage similaire à Louvain, cf. R. VAN UYTVEN, Stadsfinanciën ..., p. 272. Le meunier livre ensuite à la Ville une partie de ce grain pour prix de sa ferme.

(246) En ce qui concerne la situation de la Ville de Bruxelles vers 1450, voir plus loin, p. 180). Il faut remarquer que Louvain, en bien meilleure posture financière à cette époque, n'utilisera pas ce système. Les moulins situés dans la ville restent aux mains de quelques familles patriciennes, cf. R. VAN UYTVEN, op. cit., p. 271.

(247) La décision ne vaut pas pour le Moutmolen,probablement parce qu'il est déjà affermé en espèces; l'acte figure dans A.V.B., IV, f°s 174 v°-175. Cf. DES MAREZ, op. cit., p. 241.

(248) Archives de la Ville de Bruxelles, IV, f° 184 r°-v° - IX, f°s CLXXXII et suiv. (195). Le cartulaire A.V.B. , IX, f° CXCV (207) v° et suiv. contient l'inventaire établi en mai 1464 de la "provande in rogge" dans les différents greniers de la Ville. Le grain est conservé dans l'écluse à la porte de Laeken, dans les portes de Flandre et d'Anderlecht, dans trois greniers à l'écluse de la Blanchisserie, au moulin à huile d'Anderlecht, dans cinq greniers à la porte d'Obbrussel, à la tour dite Wollendrieschtorre, à l'hôtel des monnaies, dans trois greniers de la porte Sainte-Catherine, et même à l'hôtel de ville. La Ville dispose à ce moment de 2918 muids et 2 setiers d'orge (à 292, 549 litres le muid: cf. M.-J. TITS-DIEUAIDE, La conversion des mesures anciennes ..., p. 73). Les comptes de la fin du XVe siècle se terminent d'ailleurs par l'inventaire du stock, établi par les receveurs sortants.

(249) La remise en état est adjugée le 25 novembre 1454 à deux entrepreneurs pour être effectuée en six ans, à raison de 54 lb. de Brabant par an de dépense, soit au total 324 de ces lb. en 6 ans (Archives de la Ville de Bruxelles, IX, f° CLIIII r°-v° (167) et suiv.). M. MARTENS, Moulins ..., p. 17, considère que le contrat avec ces deux entrepreneurs est un comrat d'affermage. S'il en était bien ainsi, la Ville recevrait les 324 lb. au lieu de les décaisser. En outre, le texte qualifie bien de "wercmeesteren" Guill. Gorijs et .. Ard. van Yseren qui obtiennent l'adjudication. Le premier des deux d'ailleurs est charpentier de moulin, au service de la Ville d'après un acte ducal du 22 juillet 1453 (procès-verbal d'expertise des moulins ducaux lors de leur cession à la Ville. Archives générales du royaume, Chartes de Brabant). Circonstances de la restitution: voir plus loin, p. 138.

(250) Acquisition du Cantermolen: M. MARTENS, Moulins ... , p. 27. Archives générales du royaume à Bruxelles, Chambre des Comptes, 30.942, pp. 35-36: les moulins Clapschette et du Driesmolen paient en seigle, le moulin d'Obbrussel en espèces (1485-1486). En 1497-1498, les mêmes plus le Cantermolen paient en nature, les autres en espèces (C.C. 30.943 , f° 5 r°).

(251) Archives générales du royaume à Bruxelles, Chambre des Comptes, 30.942, p. 36. On ne sait comment la Ville l'a acquis. Il est cité encore en 1497-1498 (C.C. 30.943, f° 5 r°). HENNE et WAUTERS, op. cit., t. II, p. 456 n.1, citent trois de ces moulins, sans localisation ni dace.

(252) A Vilvorde: cité en 1454 dans A.V.B., IX, f° CLIIII (167), et à Obbrussel, cité en 1464 (A.V.B. , IX, f° CXCV (207) v°).

(253) L'acte du 9 juillet 1453 mentionne la vente à la Ville de cous les d roits attachés au moulin à brai - Moutmolen - d'Obbrussel, ainsi que du "gruycgelde" et du droit des «buyten bieren" à cet endroit. Mais il ne fait aucune allusion à la vente des droits levés dans les deux autres moulins. De même le registre de la Chambre des Comptes contenant la · Déclaration des terres ... engaigiees et aliénees du domaine de Brabant" (A.G.R., C.C.17, f° 260 v°) mentionne le moulin au bray en ladite ville avec les appartenences, ensemble les droiz ou moulin au bray à Obbrussel et le gruytgelt illec et des servoises fouraines. Les comptes du receveur ducal du quartier de Bruxelles montrent que la Ville a perçu néanmoins les droits sur les trois moulins, peut-être parce qu'au moment de la cession, ils étaient affermés ensemble depuis le 24 juin 1452 et pour trois ans et demi au même Jean de Vriendt (pour la somme dérisoire de 5 s. •tolgeld.: Archives générales du royaume à Bruxelles, Chambre des Comptes41 76 et suiv.). Le «gruytgeld" est défini par KAUCH, L'administration et le contrôle des finances ..:, pp. 64-65. Il s'agit initialement d'un droit sur la fabrication de la bière, qui devient ensuite un droit sur la vente. Il frappe la bière locale et aussi les bières importées. Cf. d'ailleurs les lettres patemes de Philippe le Bon datées du 21 octobre 1440, investissant Guill. van Herve de la "Dommelen etc., plus la «gruyte» des bières étrangères qui entrent audit village (GALESLOOT, Inventaire ... cour féodale ... , c. I, p. 33).

Literatuur

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<p>Ruysmolen<br>Ruismolen<br>Achterste Molen<br>(Middelste Molen)</p>

De molen stroomopwaarts. Aquarel Jean-Baptiste Van Moer (Brussel, 1819-1884) (Stadhuis Brussel)

<p>Ruysmolen<br>Ruismolen<br>Achterste Molen<br>(Middelste Molen)</p>

Gravure M. Weber naar Emile Puttaert (1829-1900). Prent stroomopwaarts. Repr. verzameling Ons Molenheem

<p>Ruysmolen<br>Ruismolen<br>Achterste Molen<br>(Middelste Molen)</p>

Gravure M. Weber naar Emile Puttaert (1829-1900). Prent stroomafwaarts. Repr verzameling Ons Molenheem

<p>Ruysmolen<br>Ruismolen<br>Achterste Molen<br>(Middelste Molen)</p>

Prent met links de Ruysmolen.Repr. verzameling Ons Molenheem

<p>Ruysmolen<br>Ruismolen<br>Achterste Molen<br>(Middelste Molen)</p>

Plan met de Ruysmolen rechtsboven en de Bantmolen in het midden, ca. 1800. (Stadaarchief Brussel / Archives de la Ville de Bruxelles, plan n° 914, s.d.).


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Laatst bijgewerkt: zondag 27 maart 2016

 

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