Molenzorg
Brussel, Brussels Hoofdstedelijk Gewest

Plan 18de eeuw. Repr. verzameling Ons Molenheem
Algemeen
Collectie
Verdwenen Belgische Molens
Naam

Scherrewerremolen
Serrewerremolen

Ligging
Rue des Poissonniers
1000 Brussel

Visverkopersstraat
op de (nu overwelfde) Zenne


toon op kaart
Type
Onderslag watermolen
Functie
Korenmolen, later moutmolen
Gebouwd
voor 1255
Verdwenen
1771, sloop
Beschrijving / geschiedenis

Le Serrewerremolen

Le moulin Serrewerre ou Cerrewerre (100) ou  encore Scher­rewerre(101) dont le nom évoque l'idée du bouillonnement des eaux (102), était situé également sur la Senne, aux alentours de l'île Saint-Géry, exactement autrefois rue des Poissonniers, au croisement du pont des Bateaux (103). Les plus anciens textes connus signalent le Serrewerremolen comme  appartenant  aux deux tiers à l'abbaye  de Sainte-Gertrude de Nivelles, le dernier tiers étant aux mains du duc de Brabant (104).

Ses revenus en blés servaient à l'assignation de rentes que le duc accordait pour des raisons diverses  (105),notamment en 1255, dans la première mention qui en est  faite; quoiqu'il fut objet de charge  pour le domaine (106), ce dernier ne s'en dessaisit  qu 'en 1626  au profit de la ville (107), alors que le chapitre en avait  fait remise  à l'administration en 1452 (108) , après en avoir usé, elle  aussi, en maintes occasions comme  en  font foi plusieurs acres des  échevins de Sainte-Gertrude de  Nivelles (109).

Au XVIIIe  siècle, la productivité du moulin ayant sérieuse­ment baissé, en raison des guerres mais aussi de la  construction des chaussées qui permettaient de faire moudre le grain en dehors de  Bruxelles, il fut décidé le 8 juillet  1771 (110) que le moulin serait détruit. Le 16 novembre 1771 le magistrat prenait note du décret impérial, du 14 courant, l'autorisant  à démolir le moulin et à élargir la rue des Poissonniers (111). Le 14 décembre 1772 le moulin était bel et bien démoli (112) et quelques années plus tard on n'en conservait plus que le souvenir (113).

Mina MARTENS

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(100) A.G.R. Chartes de Brabant, 10 janvier 1255, n° 60.
(101) lb. CC 44836, f° 98 par excitation de 1655.
(102) On y trouve, en effet, des formes verbales notamment Serrine, signifiant irritare et incessire  (cf .VERWIJS et VERDAM, op. cit., t. 7, p. 998) et werren, signifiant  entre autre lurbare (ib. t. 1 X, p. 2303): de là à évoquer le bruit de l'eau fait par la roue en tournant, il n'y a pas loin.
(103) Cf. le plan donné par HENNE et WAUTERS, op. cit. t. 1, en tête de l'ouvrage; le plan de BRAU et HOGEBERG où le moulin est nettement visible, proche de la bifurcation des deux bras de la Senne vers  le  quai ou Scipburg; il ne s'aperçoit pas sur le plan de MARTIN DE TAILLY, tout simplement peut-être en raison d'une mise en page différente. (Cf. fig. 2 et  3.)
(104) HENNE et WAUTERS, op. cit., t. III, p. 181-182; DES MAREZ,La seigneurie de Sainte-Gertrude de Nivelles à Bruxelles, p. 88, dans «Etudes inédites » publiées par un groupe de ses anciens élèves, Bruxelles, 1936.
(105) La première mention du moulin en 1255 (Chartes de Brabant, n° 60) concerne 6 muids de froment levés sur le moulin par le duc Henri III en faveur de Gauthier Eggloi de Bruxelles, après cession de bien par ce dernier.
(106) Chaque année il doit être réparé (cf. A.G.R., CC 2350, f° 341, en 1363; CC 41 62, compte de 1406, etc.). Des actes de Jeanne de Brabant et de de Philippe le Bon en témoignent (A.V.B. XXIII, f° 158 du 10 août  1 452).
(107) HENNE et WAUTERS, loc.cit., p.182.
(108) Cf. deux actes du 28 septembre (A.V.B.  XXIII,  f° 159 v° et 160).
(109) Des actes du 16 août 1396 (ib. p. 156, 156 v°, 157), du 18 février 1400 n.s., ib.  f° 1 54 v°, 156), du 21 février 1400 n.s. (f° 155), de 1402 (ib. f° 157 v° et 160), signalé par DES MAREZ, op. cit., p. 88, n.l.
(110) A.V.B., 999 f° 96v° et suiv. Dès le 25 février la ville s'était inquiétée du rétrécissement de la  Senne  rue .des Poissonniers (A.V.B. 1746 ad. daf.)
(111) A.V.B. 1746, ad. dai. et décret ib. 999, f° 211 v°.
(112) A.V.B., liasse 677: aenden afgebroken molen genoempt Scheirre­werremolen».(113) Dans le livre des résolutions de 1780 (A.V.B. 1750, in fine de la séance du 4 février) on signale un  bien où s'est trouvé le dit moulin.

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De Scherrewerremolen (Serrewerremolen) in de Visverkopersstraat (rue des Poissonniers) te Brussel was een korenwatermolen op de Zenne die voor 1255 gebouwd werd.
De Sint-Gertrudisabdij van Nijvel kreeg van de hertog van Brabant in de 13de eeuw rechten op deze molen.
De opbrengst van de molen ging voor een derde naar de hertog vanBrabant en de overige twee derden naar de abdij van Nijvel.
In 1452 kocht de stad Brussel de rechten af van de abdij en in 1626 de rechten van de hertog van Brabant.
Was een graanmolen, maar tussen 1737 en 1771 werd ten behoeve van de brouwerijen ook mout gemalen. Reeds in 1771 werd de molen gesloopt.

Bijlagen

Paul Lindemans, "Stadsmolens in oorlogstijd (1637)", Eigen Schoon en de Brabander, XXIV, 1951, p. 50.

De pachters van de stedelijke molens van Brussel, maakten er hun beklag van dat zij in 't jaar 1637 geen profijt hadden gedaan. «Mits tbelegh van de stad Breda, begonnen op 21 Juli 1637, en geduurd hebbende tot 10 October 1637», had de goeverneur van het garnizoen van Brussel «in het aencommen van den vijant», het water in de vesten doen houden en verboden «mette watermolens te maelen om de stadt beter te bevrijden...» - De windmolens waren door de vijand afgeschoten. Men was verplicht geweest te malen met «rosmolens»,  wat ook schade was voor de pachters van de molens, «hebbende daervoor moeten houden 21 paerden», als wanneer zij anders slechts 3 of 4 «kerrepeerden» houden voor de uitvoer van het meel.

(Rijkarchief Brussel, Notariaat, nr 4424.)

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C. Dickstein-Bernard, "La gestion financière d'une capitale à ses débuts: Bruxelles, 1334-1467", Annales de la Société royale d'Archéologie de Bruxelles, LIV, 1977, p. 77-81 (Les moulins).

Les moulins. Le 14 juin 1393 déjà la Ville de Bruxelles a pris à cens le moulin à eau ducal situé à Obbrussel (233). Mais c'est après 1450 qu'elle paraît marquer un intérêt particulier pour ce type de bien : elle acquiert d'abord le 22 juin 1452 les deux moulins du Driesmolen, rue des Six Jetons (234 ), puis, par deux actes du 28 septembre 1452, deux tiers du moulin Serrewerre, rue des Poissonniers (235). Enfin l'année) 1453 va lui offrir l'occasion d'acquérir en une fois six moulins ducaux et le tiers restant du Serrewerre. Le duc ayant besoin d'argent pour mener une expédition contre les Gantois révoltés aliène certaines parties de son domaine aux villes : Louvain et Anvers choisissent de racheter en tout ou en partie la redevance qu'elles paient pour l'octroi des assises et Pierre rachète diverses parties de cens et rentes, ce pourquoi elles dépensent respectivement 5200, 9671 et 470" (236). Mais Bruxelles, elle, paie 16.200 <> et acquiert l'Achterstemolen, le Moutmolen, le Vorstemolen, le Ruismolen, le dernier tiers du Serrewerre, le moulin situé hors ville Ter Nuwermolen, et le moulin de Saint-Josse-ten-Noode. Rachetant le cens dû pour lui, elle devient propriétaire du moulin d'Obbrussel pris à cens en 1393 (237). Le 8 septembre enfin, Philippe le Bon met la Ville en possession d'un moulin situé hors de la porte d'Overmolen, le Clapschette, que lui vend Pierre van der Eycken, gruyer de Brabant (238). Tous sont des moulins à grain. Sans doute avons-nous affaire à des achats systématiques, à une véritable politique d'acquisition.

Jusqu'en 1430, Bruxelles paraît avoir, comme les autres villes, procédé à la constitution de stocks de grain qu'elle vendait à ses habitants en cas de .. financières (239) elle y ait temporairement renoncé (240). Un fait est certain, au moment de la grande disette de 1438 la Ville doit faire acheter du grain en Hainaut par la table des pauvres de Sainte-Gudule, qui le revend ensuite aux habitants (241 ). C'est que la constitution de réserves ne va pas sans difficultés; indépendamment du manque chronique de disponibilités financières dont souffre la Ville, le grain acheté en cas de pénurie peut être de mauvaise qualité (242). Le transport du grain étranger jusqu'à Bruxelles coûte cher (243) et pour cette raison, le duc l' affirme en 1436, la ville est mal approvisionnée à cet égard. Le marché local n'offre peut-être pas toutes les facilités nécessaires pour la constitution des stocks (244). Sans doute l'acquisition de moulins par l'administration communale n'améliorait-elle pas directement la situation pour les habitants, mais elle permettait à la Ville la constitution aisée, régulière, et sans frais de réserves de grain grâce à l'affermàge en nature (245); ces stocks pouvaient être écoulés ensuite en cas de disette. L'argument financier n'était pas négligeable non plus : la vente de grain par petites quantités procurait à la trésorerie urbaine un peu de l'argent liquide dont elle a, dès ce moment, constamment besoin. Si en 1453. d'ailleurs, au moment où la Ville les acquiert, les moulins ducaux sont généralement affermés moyennant du grain (dont un tiers de froment) et de la cire (autant de livres de cire que de muids de grain), l'un d'entre eux au moins, le Moutmolen ou moulin à brai, est affermé en espèces et produit un confortable revenu.

Peut-être est-ce un besoin d'argent liquide encore plus pressant qui détermine la Ville à modifier brusquement sa politique (246): le 13 mai 1456, elle décide que dans tous ses moulins que les receveurs affermeront, à l'exception du Moutmolen, le paiement du meunier par ses clients (et donc le sien propre par le meunier) se fera en espèces (247).

Mais le 15 mars 1459 n.s. on en revient à l'affermage en nature. Dès lors du grain sera stocké dans les greniers communaux, puis vendu aux habitants suivant les nécessités. Le produit des ventes servira au rachat des rentes perpétuelles qui accablent la Ville (248). Un an plus tard cependant un premier moulin, celui de Saint-Josse, est restitué au duc; les autres suivent en 1469. Ils avaient été entièrement remis en état par la Ville entre 1454 et 1460 pour la somme de 90 livres de vieux gros (249).

A la fin du siècle, Bruxelles reste en possession des deux moulins du Driesmolen, de deux tiers du Serrewerre, du Clapschette, du Cantermolen acquis en 1487 (250) et d'un moulin à vent (251).

Elle possède encore deux moulins à huile (252). Entre 1453 et 1469, elle a détenu aussi le droit de «gruyte» levé aux moulins à brai ducaux d'Obbrussel, Anderlecht et Forest, ainsi que le droit perçu sur les bières foraines dans le premier village (253).

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(233) A.V.B., XXIII, f° 103 r°-v°

(234) M. MARTENS, Moulins ... , p. 33. L'acte d'acquisition est contenu dans A.V.B., XXIII, fo 166; des rachats de rentes par la Ville, en date du 3 janvier 1453 n.s ., font l'objet d 'un acte figurant ibidem, (0 167.

(235) M. MARTENS, op. cit., pp. 23-24. Les actes figurent dans A.V.B., XXIII, fos 159 v° et 160.

(236) Voir plus loin, p. 137.

(237) Pour les moulins en ville, voir M. MARTENS, op. cit. Le moulin dit Ter Nuwermolen se trouvait hors ville, sur le territoire d'Obbrussel (HENNE et WAUTERS, op. cit., t. IV, p. 239. WAUTERS, Environs ... , t. III, pp. 559-560). L'acte figure dans A.V.B., XXIV, f0 58. Cf. supra, n. 188.

(238) L. GALESLOOT, Inventaire des Archives de la Cour féodale, n° 121, pp. 150-151.- M. MARTENS, Moulins ... , p. 26, n. 124.

(239) Voir plus loin, p. 158.

'(240) Avant le 28 novembre 1430, il existe un gardien-vendeur du grain de la Ville dont a charge est alors supprimée (A.V.B., XVI, f° 135). En vendant du grain, à Bruges, le Magistrat a essentiellement pour but de procurer du blé à un prix raisonnable à la population pauvre (M.-J. TITS, La formation des prix ... , p. 176). Il constitue donc des réserves, qu'il vend petit à petit pour faire tomber les prix. Bruxelles pratiquait sans doute la même politique. Concernant les achats de blé par les villes: ibidem, annexes, pp. 331 et suiv., où aucun achat n'est signalé pour Bruxelles. Voir également P. SCHOLLIERS, Levenstandaard . . . , p. 266. H. VAN DER WEE, The growth ... , t. Il, p. 69. Les sources concernant les ventes pour Bruxelles sont peu nombreuses. Elles se limitent, pour la période étudiée, aux chroniques B.R. 11.641 f° 180 et suiv.) et 17. 120 (VAN DEN GHEYN, Catalogue ... , t. VIII, nos 5834 et 5837, p. 387 - citées par HENNE et WAUTERS, op. cit., t. I, p. 214), qui mentionnent des ventes en 1450 à 8 "Stuvers" le setier, vu «le prix du grain" (12 "Stuvers" le setier) et la grande misère ... A 3 d. de Brabant le "Stuver», ce prix correspondait donc à 144 d. le muid, au lieu de 216. Le rype de grain vendu n'est pas précisé, mais vu les prix indiqués par M.-J. TITSDIEUAIDE pour ces années 1449-1450 et 1450-1452 (op. cie., Annexe 3), il ne pourrait s'agir que de froment! Notons que ces chroniques contiennent de nombreuses erreurs (cf. infra, n. 238, p. 161).

(241) A.A.P.B., B. 356, 1438-1439, f0 48.

(242) Mauvaise qualité du grain acheté en temps de disette: cf. l'achat d'orge zélandaise mouillée en 1481-1482. Cette céréale pose ens uite à la Ville de gros problèmes de conservation : A.G.R., C.C. 30.942, p. 153.

(243) Bruxelles n'est pas située comme G\lnd sur un fleuve, et ne dispose pas comme elle d'une étape (pour Gand, voir M.-J. TITS-DIEUAIDE, op. cit., pp. 146 et suiv.). La Senne est une rivière malaisément navigable, et vers le Nord seulement. Or une partie du grain vient du Hainaut : cf. un acte du 20 janvier 1422 n.s. publié par F. FAVRESSE, Actes inédits ... , n° 23, pp. 76 et suiv. (§ 8), l'exemple cité à la note 241, et un acte ducal du 19 novembre 1436 publié par A. WAUTERS, Documents concernant le canal .. . , p. 1. Ce dernier précise que le transport se fait par terre, ce qui est coûteux (concernant son prix, voir G. SIVERY, Les comtes de Hainaut ... , pp. 132 et suiv.). Une autre partie des grains vient du Nord ou par le Nord, via Anvers et Malines, des céréales de brasserie notamment: Archives de la Ville de Bruxelles, IX, f° CXLI (155). A la fin du siècle, la Ville a dans ses greniers de l'orge zélandaise (voir note précédente). Or, à plusieurs reprises, des bateaux de grain sont saisis par les Malinois (voir plus loin, p. 156, n. 211). Entre avril et octobre le trafic sur la Senne est difficile (infra, p. 159). Importation de blé dans l'espace brabançon en général, voir M.-J. TITS-DIEUAIDE, op. cit., pp. 144er sui v.

(244) Octroi ducal pour l'aménagement de la Senne en direction du Sud, 19 novembre 1436, cité dans la note 243 ci-dessus.

(245) Le meunier moud "au douzième tonneau", qu'il prélève à son profit sur les quantités apportées à son moulin (16 avril 1385 (Archives de la Ville de Bruxelles, IX, f° CLXXVI (189) v°)). Sur un usage similaire à Louvain, cf. R. VAN UYTVEN, Stadsfinanciën ..., p. 272. Le meunier livre ensuite à la Ville une partie de ce grain pour prix de sa ferme.

(246) En ce qui concerne la situation de la Ville de Bruxelles vers 1450, voir plus loin, p. 180). Il faut remarquer que Louvain, en bien meilleure posture financière à cette époque, n'utilisera pas ce système. Les moulins situés dans la ville restent aux mains de quelques familles patriciennes, cf. R. VAN UYTVEN, op. cit., p. 271.

(247) La décision ne vaut pas pour le Moutmolen,probablement parce qu'il est déjà affermé en espèces; l'acte figure dans A.V.B., IV, f°s 174 v°-175. Cf. DES MAREZ, op. cit., p. 241.

(248) Archives de la Ville de Bruxelles, IV, f° 184 r°-v° - IX, f°s CLXXXII et suiv. (195). Le cartulaire A.V.B., IX, f° CXCV (207) v° et suiv. contient l'inventaire établi en mai 1464 de la "provande in rogge" dans les différents greniers de la Ville. Le grain est conservé dans l'écluse à la porte de Laeken, dans les portes de Flandre et d'Anderlecht, dans trois greniers à l'écluse de la Blanchisserie, au moulin à huile d'Anderlecht, dans cinq greniers à la porte d'Obbrussel, à la tour dite Wollendrieschtorre, à l'hôtel des monnaies, dans trois greniers de la porte Sainte-Catherine, et même à l'hôtel de ville. La Ville dispose à ce moment de 2918 muids et 2 setiers d'orge (à 292, 549 litres le muid: cf. M.-J. TITS-DIEUAIDE, La conversion des mesures anciennes ..., p. 73). Les comptes de la fin du XVe siècle se terminent d'ailleurs par l'inventaire du stock, établi par les receveurs sortants.

(249) La remise en état est adjugée le 25 novembre 1454 à deux entrepreneurs pour être effectuée en six ans, à raison de 54 lb. de Brabant par an de dépense, soit au total 324 de ces lb. en 6 ans (Archives de la Ville de Bruxelles, IX, f° CLIIII r°-v° (167) et suiv.). M. MARTENS, Moulins ..., p. 17, considère que le contrat avec ces deux entrepreneurs est un comrat d'affermage. S'il en était bien ainsi, la Ville recevrait les 324 lb. au lieu de les décaisser. En outre, le texte qualifie bien de "wercmeesteren" Guill. Gorijs et .. Ard. van Yseren qui obtiennent l'adjudication. Le premier des deux d'ailleurs est charpentier de moulin, au service de la Ville d'après un acte ducal du 22 juillet 1453 (procès-verbal d'expertise des moulins ducaux lors de leur cession à la Ville. Archives générales du royaume, Chartes de Brabant). Circonstances de la restitution: voir plus loin, p. 138.

(250) Acquisition du Cantermolen: M. MARTENS, Moulins ... , p. 27. Archives générales du royaume à Bruxelles, Chambre des Comptes, 30.942, pp. 35-36: les moulins Clapschette et du Driesmolen paient en seigle, le moulin d'Obbrussel en espèces (1485-1486). En 1497-1498, les mêmes plus le Cantermolen paient en nature, les autres en espèces (C.C. 30.943 , f° 5 r°).

(251) Archives générales du royaume à Bruxelles, Chambre des Comptes, 30.942, p. 36. On ne sait comment la Ville l'a acquis. Il est cité encore en 1497-1498 (C.C. 30.943, f° 5 r°). HENNE et WAUTERS, op. cit., t. II, p. 456 n.1, citent trois de ces moulins, sans localisation ni dace.

(252) A Vilvorde: cité en 1454 dans A.V.B., IX, f° CLIIII (167), et à Obbrussel, cité en 1464 (A.V.B. , IX, f° CXCV (207) v°).

(253) L'acte du 9 juillet 1453 mentionne la vente à la Ville de cous les d roits attachés au moulin à brai - Moutmolen - d'Obbrussel, ainsi que du "gruycgelde" et du droit des «buyten bieren" à cet endroit. Mais il ne fait aucune allusion à la vente des droits levés dans les deux autres moulins. De même le registre de la Chambre des Comptes contenant la · Déclaration des terres ... engaigiees et aliénees du domaine de Brabant" (A.G.R., C.C.17, f° 260 v°) mentionne le moulin au bray en ladite ville avec les appartenences, ensemble les droiz ou moulin au bray à Obbrussel et le gruytgelt illec et des servoises fouraines. Les comptes du receveur ducal du quartier de Bruxelles montrent que la Ville a perçu néanmoins les droits sur les trois moulins, peut-être parce qu'au moment de la cession, ils étaient affermés ensemble depuis le 24 juin 1452 et pour trois ans et demi au même Jean de Vriendt (pour la somme dérisoire de 5 s. •tolgeld.: Archives générales du royaume à Bruxelles, Chambre des Comptes41 76 et suiv.). Le «gruytgeld" est défini par KAUCH, L'administration et le contrôle des finances ..:, pp. 64-65. Il s'agit initialement d'un droit sur la fabrication de la bière, qui devient ensuite un droit sur la vente. Il frappe la bière locale et aussi les bières importées. Cf. d'ailleurs les lettres patemes de Philippe le Bon datées du 21 octobre 1440, investissant Guill. van Herve de la "Dommelen etc., plus la «gruyte» des bières étrangères qui entrent audit village (GALESLOOT, Inventaire ... cour féodale ... , c. I, p. 33).

Literatuur

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Laatst bijgewerkt: dinsdag 13 december 2016

 

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