Molenzorg
Jette, Brussels Hoofdstedelijk Gewest

Foto Arthur Cosyn, 1900. Verzameling Ons Molenheem
Collectie
Verdwenen Belgische Molens
Naam

Molen van Essegem
Moulin du Esseghem

Ligging
Rue Théophile de Baisieux 221
1090 Jette

Molenstraat
Gehucht Essegem
kadasterperceel B116b


toon op kaart
Type
Staakmolen met gesloten voet
Functie
Korenmolen
Gebouwd
1879
Verdwenen
1912, sloop
Beschrijving / geschiedenis

Dans le hameau du Esseghem, existait un moulin à vent, dans la Rue Théophile de Baisieux.

L'actuelle Rue Théophile de Baisieux, dont le nom ne dit rien à la plupart des Jettois était à l'origine le chemin portant le n° 10 de l'atlas des chemins vicinaux de Jette­ Ganshoren. Il était appelé Chemin du Steenhof (Steenhofweg), pour devenir, une fois pavé, la Rue du Steenhof, nom faisant allusion à la vieille ferme  qu'elle longeait et  qui, sous l'Ancien Régime, avait appartenu à l'abbaye de Dieleghem. A la fin du siècle dernier, elle fut rebaptisée en Rue du Moulin et ce ne sera qu'en 1915 que la commune décidera de lui donner le nom d'un éminent professeur de l'université de Louvain, Théophile de Baisieux tout comme celui d'autres sommités du monde médical seront attribués à de nouvelles voies créées autour de l'hôpital Brugmann.

Pour nos ancêtres, la saine logique présidait à la toponymie: le chemin conduisant à l'église ne pouvait que porter le nom de cette dernière pour ne citer qu'un exem­ple; c'était, en même temps, comme une plaque indicatrice. Pour vous guider vers une bâtisse capable d'obnubiler le cerveau de don Quichote, une  seule possibilité: c'était la Rue du Moulin !

En fait, une usine éolienne y était sortie de terre. Pour les Jettois ce fut le moulin du Esseghem, le nom de ce hameau s'appliquant jadis à l'espace connu actuellement sous ce nom  mais en l'étendant jusque aux environs de l'actuelle Avenue II ou ba-De Strooper; la ligne de chemin de fer n'avait pas encore coupé le hameau en deux avec pour résultat que le toponyme ne sera conservé que pour la partie  située au sud du ruban d'acier.

Un échange intervenu entre Jette et la ville de Bruxelles, afin de rattacher le site de l'hôpital à cette dernière eut pour résultat que l'emplacement du moulin passa sous tutelle bruxelloise (deuxième district). Précisons en disant que le moulin à vent se trouvait à hauteur des n° 219 et 221 de la Rue Théophile  de Baisieux (cadastre: section 8, parcelle 116 b). Le site n'était pourtant guère fort indiqué pour ce genre d'exploitation. D'abord, un moulin en bois ne peut être édifié sur une crête par crainte de ne pas y trouver  la stabilité requise pour résister aux coups de vent. On les plaçait légèrement en contrebas de cette ligne de faite de façon à ce que seule la tête portant les ailes soit visitée par le vent. Ce qui n'était pas le cas ici: la Chaussée Romaine à Phorizon retenait déjà la majeure partie de cette force motrice. Son cas était similaire à celui du Spruytmolen cité plus haut qui, lui, construit quasi dans un fond dut se faire doubler d'une usine à vapeur.

Le terrain qui allait recevoir le futur moulin du Esseghem appartenait, avant 1840, à la famille de Roovere de Roosemerch. Celle-ci en céda, vers 1872, une parcelle (cad. B 116 B), d'une contenance de 16 ares 90 centiares aux époux Verhasselt-Olbrechts qui, à leur tour, vers 1879 en vendirent une partie aux époux Jean-Baptiste Heyvaert et son épouse née Brauwers. Ils firent construire le moulin ainsi qu'une maison d'habitation au pied de celui-ci (à hauteur de l'actuel n° 215). Le moulin, pour des raisons de sécurité fut placé à 20 mètres de la rue. Pour la création de sa motte on excava à l'emplacement  de l'actuel n° 219; une rampe pavée fut créée de la rue jusqu'à l'usine.

Le moulin était en bois, du type standard; la partie mobile, carrée, avait 5,50 rn de côté; sa base, fixe, se composait de quatre dés en maçonnerie. Dernier détail tech­nique connu: la motte avait 12 m de diamètre.

Après avoir servi pendant quelques années à moudre le grain, la prospérité boudant, on convertit le moulin pour triturer les chiffons pour les fabriques de papier. Cela non plus ne donna pas. C'est d'ailleurs la période où de nombreuses usines à papiers de notre pays durent cesser leurs activités.

Jean-Baptiste Heyvaert décédé, sa veuve et ses enfants poursuivirent l'exploitation boiteuse. Aussi, lorsqu'en 1912, un des fils, Henri, vend une parcelle voisine on apprend par la même occasion que l'usine  avait cessé d'exister et il n'en demeurait comme témoin que la butte avec ses quatre dés. Le corps du moulin (partie mobile) avait été démonté et les matériaux en provenant déposés sur le terrain portant de nos jours le n° 221.

Un jour, tous ces madriers et poutres furent vendus comme matériaux de réemploi et furent, aux dires des descendants, transportés vers une destination inconnu.

Robert VAN DEN HAUTE

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De houten korenwindmolen werd in 1879 opgericht door Jean-Baptiste Heyvaert-Brauwers. Wegens veiligheidsvoorschriften gebeurde dit op een twintigtal meter van de straatkant. De molenberg, aangelegd met aangevoerde grond van een naburig perceel, had een diameter van 12 meter. De molen werkte ook enkele jaren om lompen te stampen voor de papierfabrieken. De windmolen werd gesloopt in 1912.

Bijlagen

Robert Van den Haute, "Le moulin à vent dit du Esseghem", in: Graafschap Jette, XIV, 1984, 1-2/3-4 (januari-december), p. 28-31.

Au cours des siècles passés et pour autant que les documents nous permettent de remonter dans le temps, on constate que cinq moulins ont existé à Jette-Ganshoren: un à eau et quatre à vent.

Celui mû par le Molenbeek avait été érigé par l'abbaye de Dieleghem à proximité du château Bonaventure, face à l'actuelle Avenue du Comté de Jette; il disparut au XIXe siècle (1).

Le premier moulin à vent fut édifié sur le Sippelenberg soit près l'actuelle basilique du Sacré-Coeur, par les soins de la même abbaye; le feu le détruisit en 1618. On ne sait si ce fut le feu du Ciel ou un acte de malveillance voire de négligence.

Un deuxième fut installé au même endroit et demeura actif  jusqu'en 1655, lorsque de rechef il fut victime d'un incendie, provoqué cette fois par le meunier qui l'avait laissé tourner à vide.

L'implantation d'un troisième moulin sur ce même site ne se fit non sans peine. Le comte de Saint-Pierre Jette avait donné son consentement pour cette édification sans vouloir se souvenir que l'usine détruite appartenait à l'abbaye jettoise. Il avait cru éluder le problème en donnant l'autorisation de le construire à quelques pas à peine du moulin sinistré. Il en résulta un conflit  âpre et serré  faisant le bonheur des gens  de loi mais coûteux, aussi les parties durent-elles finalement se résoudre à composer. L'objet du délit disparut aux environs de 1875 (2).

Suit alors une usine éolienne édifiée en bordure de la Chaussée de Jette; la seule à être  édifiée  en pierres  dans la commune. Elle était  circulaire et appelée Spruytmolen du nom de son propriétaire. Construite en 1815, il fallut bientôt la doubler d'une usine à vapeur. Toutes deux cessèrent de faire partie du paysage jettois en 1919 (3).

Reste le dernier, celui qui, pendant un quart  de siècle, anima le ciel du hameau du Esseghem. N'ayant jamais été étudié exhaustivement, bien des erreurs ont été colportées à son  sujet. Alphonse Wauters  lui-même  s'y est  trompé; il parle d'un moulin à vent érigé à Jette vers 1800 mais dont la construction, dit-il, était déjà projetée en 1622: il a confondu celui du Sippelenberg avec le Spruytmolen.

Dans LA LANTERNE, du 15 mars 1961, on pouvait  lire qu'un moulin  à vent avait existé sur le site de l'actuel Parc de la Jeunesse et un autre Rue Théophile de Baisieux. Le premier disait-on était en briques - et le second en bois.

D'autres, enfin, on affirmé qu'il y avait eu deux moulins à vent au quartier du Esseghem; ce qui est également faux.

En vérité il n'y a eu, dans ce coin de Jette, qu'une seule et unique usine éolienne, sise en bordure de la Rue Théophile de Baisieux. Cela est prouvé  par les archives communales et  provinciales,par les matrices et plans cadastraux, par les archives de la Société Nationale des Chemins de Fer belges sans oublier les notules notaria­ les ; tous ces documents sont formels et confirment ce qui vient d 'être dit.

L'actuelle Rue Théophile de Baisieux, dont le nom ne dit rien à la plupart des Jettois était à l'origine le chemin portant le n° 10 de l'atlas des chemins vicinaux de Jette­ Ganshoren. Il était appelé Chemin du Steenhof (Steenhofweg), pour devenir, une fois pavé, la Rue du Steenhof, nom faisant allusion à la vieille ferme  qu'elle longeait et qui, sous l'Ancien  Régime, avait appartenu à l'abbaye de Dieleghem. A la fin du siècle dernier, elle fut rebaptisée en Rue du Moulin et ce ne sera qu'en 1915 que la commune décidera de lui donner le nom d'un éminent professeur de l'université de Louvain, Théophile de Baisieux tout comme celui d'autres sommités du monde médical seront attribués à de nouvelles voies créées autour de l'hôpital Brugmann.

Pour nos ancêtres, la saine logique présidait à la toponymie: le chemin conduisant à l'église ne pouvait que porter le nom de cette dernière pour ne citer qu'un exem­ple; c'était, en même temps, comme une plaque indicatrice. Pour vous guider vers une bâtisse capable  d'obnubiler le cerveau de don Quichote, une seule possibilité: c'était la Rue du Moulin !

En fait, une usine éolienne y était sortie de terre. Pour les Jettois ce fut le moulin du Esseghem, le nom de ce hameau s'appliquant jadis à l'espace connu actuellement sous ce nom  mais en l'étendant jusque aux environs de l'actuelle Avenue II ou ba-De Strooper; la ligne  de chemin de fer n'avait pas encore coupé le hameau  en deux avec pour résultat  que le toponyme ne sera conservé que pour la partie située au sud du ruban d'acier.

Propriété Heyvaert - situation vers 1912.

1. Maison du meunier
2. Four
3. Partie pavée
4. Déblais
5. Butte + moulin
6. Maison construite avant 1912.

Un échange intervenu entre Jette et la ville de Bruxelles, afin de rattacher le site de l'hôpital à cette dernière  eut  pour résultat que l'emplacement du moulin passa sous tutelle bruxelloise (deuxième district). Précisons en disant que  le moulin à vent se trouvait à hauteur des n° 219 et 221 de la Rue Théophile  de Baisieux (cadastre: section 8, parcelle 116 b). Le site n 'était pourtant guère fort indiqué  pour ce genre d'exploitation. D'abord, un moulin en bois ne peut être édifié  sur une crête  par crainte de ne pas y trouver la stabilité requise pour résister aux coups de vent. On les plaçait légèrement en contrebas de cette ligne de faite de façon à ce que seule la tête portant les ailes soit visitée par le vent. Ce qui n'était pas le cas ici: la Chaussée Romaine à Phorizon retenait déjà la majeure partie de cette force motrice. Son cas était similaire à celui du Spruytmolen cité plus haut qui, lui, construit quasi dans un fond dut se faire doubler d'une usine à vapeur.

Le terrain qui allait recevoir le futur moulin du Esseghem appartenait, avant 1840,à la famille de Roovere de Roosemerch. Celle-ci en céda, vers 1872, une parcelle (cad. B 116 B), d'une contenance de 16 ares 90 centiares aux époux Verhasselt-0lbrechts qui, à leur tour, vers 1879 en vendirent une partie aux époux Jean-Baptiste Heyvaert et son épouse née Brauwers.Ils firent construire le moulin ainsi qu'une  maison d'habitation au pied de celui-ci (à hauteur  de l'actuel n° 215). Le moulin, pour des raisons de sécurité fut placé à 20 mètres de la rue. Pour la création de sa motte on excava à l'emplacement de l'actuel n° 219; une  rampe pavée fut  créée de la rue jusqu'à l'usine.

Le moulin était en bois, du type standard; la partie mobile, carrée, avait 5,50 rn de côté; sa base, fixe, se composait de quatre dés en maçonnerie. Dernier détail tech­nique connu: la motte avait 12 rn de diamètre.

Après avoir servi pendant  quelques années à moudre le grain, la prospérité  boudant, on  covertit  le moulin pour triturer  les chiffons pour les fabriques  de papier. Cela non  plus ne donna pas. C'est d'ailleurs la période où de nombreuses usines à papiers de notre pays durent  cesser leurs activités.

Jean-Baptiste Heyvaert décédé, sa veuve et ses enfants poursuivirent  l'exploitation boiteuse.  Aussi, lorsqu'en  1912, un des fils, Henri, vend une parcelle voisine on apprend  par la même occasion  que l'usine  avait cessé d'exister et il n'en demeurait comme témoin que la butte avec ses quatre  dés. Le corps du moulin (partie mobile) avait été démonté  et les matériaux en provenant déposés sur le terrain portant  de nos jours le n° 221.

Un jour, tous ces madriers et poutres furent vendus comme matériaux de réemploi et furent, aux dires des descendants, transportés vers une destination inconnue. (4).

NOTES

1. R. Van den Haute, De watermolen  te Jette in Comté de Jette, t. V (1967), p. 13 ss.
2. R. Van den Haute, Les moulins à vent de Ganshoren in Comté de Jette, t. 9 (1972), p. 13 ss.
3. R. Van den Haute, Le moulin à vent de la Chaussée de Jette in Notre Comté, 1976, n° 2. p. lss.
4. Nos remerciments vont à MM. C. Lippeveldt et aux descendants des meuniers du Esseghem en la personne de M.P. Couck.

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Mailbericht Joris Sleebus, 21.07.2014
Wij zijn de huidige eigenaars van het terrein waarop de Molen van Essegem stond. We wonen in een huis in het binnenblok. Het verbindingspad dat indertijd van de straat tot bijde molen liep, is onze toegangsverbinding. Vandaag is dat verbindingspad aan straatkant afgesloten door een poort. Die poort is onze voordeur, nr. 221 A.
In de jaren 1950 werden de terreinen gekocht door ene mr. Mertens. Die ontwikkelde er een planten- & bloemenkwekerij. Aan straatkant had hij in het huis nr. 215 een bloemenzaak. Nadien uitgebreid naar nr. 217. Tenslotte had hij alle huizen tot nr. 223. Vanaf 1981 schakelde de familie Mertens over van eigen plantenkweek met bloembedden en serres naar invoer van plantgoed vanuit Nederland. Het verbindingspad werd een soort oprit.
Rond 1995 begon de familie Mertens af te bouwen. Tegen 2000 stopte de bloemenzaak. De verschillende huizen werden verkocht. Wij kochten in 2005 de poortdoorgang met het achterliggende binnenblokperceel en bouwden op dat binnenblokperceel een woning. Onze woning kijkt dus uit op de plek waar vroeger de staakmolen stond.


Literatuur

Robert Van den Haute, "Le moulin à vent dit du Esseghem", in: Graafschap Jette, XIV, 1984, 1-2/3-4 (januari-december), p. 28-31.
"La Lanterne", 15.03.1961.
"Geschied- en Heemkundige Kring van het Graafschap Jette en Omgeving", jaarboek 1976.
R. Van den Haute, De watermolen  te Jette in Comté de Jette, t. V (1967), p. 13 ss. 2.
R. Van den Haute, Les moulins à vent de Ganshoren in Comté de Jette, t. 9 (1972), p. 13 ss. 3.
R. Van den Haute, Le moulin à vent de la Chaussée de Jette in Notre Comté, 1
Ons Molenheem, 2003.
Arthur Cosyn, "Laken Ancien & Moderne", Bruxelles, Bulens, 1904 (met foto).
M.A. Duwaerts e.a., De molens in Brabant, Brussel, Dienst voor Geschiedkundige en Folkloristische Opzoekingen van de Provincie Brabant, 1961;
Herman Holemans, Kadastergegevens: 1835-1980. Brabantse wind- en watermolens. Deel 1: arrondissement Brussel-Hoofdstad, Kinrooi, Studiekring 'Ons Molenheem", 1989;
Paul Bauters & Marc Villeirs, Les moulins à eau et à vent de Woluwe-Saint-Lambert et de la région bruxelloise. Histoire et technologie / Water- en windmolens van Sint-Lambrechts-Woluwe en van het Brussels gewest. Geschiedenis en techniek, Woluwe-Saint-Lambert/Sint-Lambrechts-Woluwe, 1996 (Musée communal de Woluwe-Saint-Lambert, cahier n° 2 / Gemeentelijk museum van Sint-Lambrechts-Woluwe, tijdingen n° 2).
Mailbericht Joris Sleebus, Jette, 21.07.2014 (bewoner van de vroegere molensite, zie bijlage)


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Laatst bijgewerkt: zondag 25 december 2016

 

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