Molenzorg
Chaudfontaine, Luik

Prentkaart (verzonden op 27.09.1900)
Collectie
Verdwenen Belgische Molens
Naam

Usine à Canon
Moulin à Canon

Ligging

4050 Chaudfontaine
toon op kaart
Type
Onderslag watermolen
Functie
IJzergieterij
Beschrijving / geschiedenis

Sous l'Ancien Régime, les marchands d'armes de Liège jouissaient d'une grande réputation et exportaient vers l'Espagne, la Hollande, le Portugal et l'Allemagne. Cette réputation était fondée sur la qualité du travail. Les matières premières étaient excellentes, le combustible abondant et peu coûteux, les essences de bois disponibles sur place, les mines de fer florissantes, mais surtout les artisans étaient remarquablement qualifiés.

Ceux-ci, chacun ayant sa spécialité, travaillent à domicile avec leur propre outillage, exécutant toujours le même travail. Aucun contrat ne les liant à des employeurs, ils sont dès lors obligés de respecter les délais et la qualité du travail ainsi que l'outillage pour obtenir un meilleur rendement. C'est grâce à cette spécialisation que Liège est arrivé à fournir les meilleures armes à prix modérés. Le début du 17e siècle marque la ruralisation de l'armurerie. Les ouvriers s'établissent hors ville échappant ainsi au système corporatif, à ses contraintes et garanties. La vallée de la Vesdre, offre à peu de frais la force hydraulique pour actionner les martinets des forgerons.

Chaudfontaine voit ainsi s'installer plusieurs usines à canons et devient un des centres de la canonnerie liégeoise. Cette activité, une exclusivité de la vallée de la Vesdre, occupe onze ateliers en 1670 et dix-huit en 1790. La trace la plus ancienne révélant l'activité en tant que telle d'une forge à canons de fusils à Chaudfontaine date du 22 juin 1712. Elle était dirigée par Jean-Paquay Malherbe Bien avant cela, Lambert le Godet acquiert à Chaudfontaine entre 1547 et 1566 une forge qui reste dans sa famille jusqu'en 1707.

Elle passe aux familles Lecomte et Delcreyr et après avoir été convertie en maka, elle est vendue le 16 décembre 1797 à un homme qui a marqué notre histoire, Jean Gosuin qui la transforme en usine à canons. Jean Gosuin possède également un martinet acheté en 1801 à la famille Orval (qui le tenait du même Lambert le Godet). En 1804, il achète la fonderie de Hauster. Sous la domination française, l'industrie des armes est limitée à la fabrication d'armes de guerre. Le gouvernement français accorde à Jean Gosuin le monopole de la fabrication de toutes les armes de guerre produites à Liège. C'est ainsi que naît en 1799 la manufacture nationale d'armes de guerre. A la mort de Jean Gosuin en 1809, l'usine de Chaudfontaine passe sous la direction de son fils Jean-Joseph.

Après la chute du régime français, ses propriétés calidifontaines et liégeoises sont vendues à Malherbe et Compagnie. Avec le régime hollandais, s'ouvre le siècle d'or de l'armurerie liégeoise qui se mécanise tout en restant, jusqu'au début du 20e siècle, répartie en de multiples petits ateliers où se fignolent certaines pièces bien déterminées, dont les canons de fusil. Mais durant tout le 18e et 19e siècle, les mentions d'usines à canons et d'activités annexes sont nombreuses :

- l'usine Madame à Chaudfontaine, issue de la transformation d'un pressoir vers 1713 et cédée en 1816 à Philippe-Joseph Malherbe.
- l'usine Lochet et Crahay à Chaudfontaine, également transformée en usine à canons avant 1713.
- l'atelier d'aiguisage de baguettes de fusils de Bertrand Caron (1856) à Vaux.
- l'atelier d'alésage de baguettes de Michel Balthasart (1858) au gravier de Vaux.
- le martinet à battre les baguettes de Louis Orval au Liloy (1867).
- transformation par Braconier (1862) du martinet de Basse Ransy en usine à canons de fusils.
- installation d'une forge pour canons de fusil par Gustave Cochet (1888).

G. HANSOTTE

Literatuur

G. Hansotte, "L'industrie métallurgique dans la vallée de la Vesdre aux temps modernes", in: B.I.A.L., LXXV, 1962, p. 165-220.
"Métiers et transports d'hier. Industrie d'aujourd'hui", brochure éditée par le Crédit Communal et en vente au Foyer culturel (avenue des Thermes 114 à 4050 Chaudfontaine).

Philippe Vander Maelen, "Dictionnaire géographique de la province de Liège", Bruxelles, 1831.
Henri Del Vaux de Fouron, "Dictionnaire géographique de la Province de Liège", Liège, Jeunehomme, 1841.
Charles Meerts, "Dictionnaire géographique et statistique du royaume de Belgique", Bruxelles, Vanderborght, 1845.
Hervé Hasquin e.a., "Commnunes de Belgique: dictionnaire d'histoire et de géographie administrative. Wallonie", 2 vol., Bruxelles, La Renaissance du livre, 1980-1983.
Herman Holemans, "Enquète auprès des communes de la Province de Liège", 1984.
Lucien Simon, "Moulins de chez nous", Dison, Fondation Adolphe Hardy, 1992.
www. chaudfontaine. be

<p>Usine à Canon<br>Moulin à Canon</p>

Prentkaart.

<p>Usine à Canon<br>Moulin à Canon</p>

Prentkaart uit 1984.


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Laatst bijgewerkt: zondag 1 januari 2017

 

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