Molenzorg
navigatie Soulme (Doische), Namen
Foto van <p>Sciérie de marbre</p>, Soulme (Doische), Foto: Jean Ducat, 2009 | Database Belgische molens © Foto: Jean Ducat, 2009

Sciérie de marbre

Chemin de la SciƩrie
5680 Soulme (Doische)

op de Hermeton

50.188496, 4.742377 (Google Maps)
Privaat
voor 1832
Turbine watermolen
Steenzaagmolen
Natuurstenen gebouw
Turbine
Marmerzagerij
Matig
---,
Niet beschermd
Geen
Op aanvraag

Beschrijving / geschiedenis

De Sciérie de Marbre van Soulme is één van de laatste nog bestaande marmerzagerijen in ons land die nog met waterkracht (via een turbine) kan aangedreven worden. De vroegere marmersteengroeven van Richemont bevonden zich op de andere oever van Hermeton, aan de andere zijde van de brug en behoren nu tot een privaat domein. Ongehoord hoe dat deze unieke steenzaagmolen nog niet wettelijk beschermd is als monument.
--------------
Peu avant la route de Gochenée, on arrive devant les anciennes habitations des ouvriers de l'ancienne carrière de Richemont, typiques de l'architecture industrielle de la fin du XIXè siècle. En face se trouve l'ancienne scierie de marbre dont l'énergie était fournie par un barrage sur l'Hermeton et une roue à aubes. Les anciennes carrières de marbre de Richemont se trouvaient sur la rive opposée de l'Hermeton, de l'autre côté du pont, et sont actuellement dans une propriété privée.

Histoire de la scierie de marbre
Philippe Vandermaelen mentionne en 1832 dans son "Dictionnaire géographique de la province de Namur" l'existance à Soulme d'un moulin à eau à sicer le marbre.
Les plans voyers témoignent qu'en 1843, confirment, au bord de l'Hermeton, une scierie de marbre mue par la force de l'eau. D'après les registres des délibérations du conseil communal de 1848, cette scierie appartenait à la comtesse de Contamine.
A cette époque, les blocs de marbre étaient descendus des carrières de Falgeotte jusqu'à la scierie sur des chariots en bois tirés par des chevaux. Le chemin suivi par ces chariots a aujourd'hui disparu, mais on peut encore deviner son tracé à travers champs dans la prolongation de la rue des Falgeottes.
La disposition des lieux à proximité de la scierie était bien différente d'aujourd'hui puisque la route de Biesmes, qui rejoint Rosée à Gochenée, n'existait encore que partiellement étant donné qu'il n'existait pas encore de pont sur l'Hermeton. Il fallait en effet traverser la rivière à gué juste à côté de la scierie et remonter vers Gochenée par un chemin qui a aujourd'hui également disparu dans les campagnes.
A côté de la scierie, il existait néanmoins une passerelle pour les piétons qui fut sans doute transformée en pont un peu plus large lorsque, en 1853,   Monsieur Richemont, l'un des actionnaires de la scierie, réouvrit les carrières qui portent son nom et se trouvent sur la rive droite de l'Hermeton.
Les vannes formant barrage et alimentant la scierie en énergie sont visibles sur la gauche du pont qui conduisait à la carrière Richemont, aujourd'hui propriété privée. Le mécanisme qui se trouvait à l'intérieur du bâtiment de la scierie de marbre était mis en mouvement par une roue à eau qui avait la particularité exceptionnelle d'être horizontale. Un système de conduit amenait l'eau sous pression, projetée horizontalement sur la roue.

L'énergie fournie par cette scierie mettait en mouvement tout un système de câbles tendus sur des poulies qui s'étirait jusqu'à la carrière et permettait de scier sur place les blocs de marbre. Ce système de fil hélicoïdal permettait donc l'extraction des blocs au coeur même de la carrière.
Les anciennes cartes postales montrent que le bâtiment de la scierie était un volume assez important au début du siècle. Celui-ci était en ruine en 1909. Il fut par la suite transformé à multiples reprises comme en témoignent les transformations de toitures et de maçonneries visibles sur les anciennes photographies.
Face à  la scierie, il existait déjà, en 1843, un bâtiment dont une partie en pierre est encore visible sur la gauche des logements pour ouvriers qui furent construits après la remise en activité de la carrière de Richemont. Il est possible que ce bâtiment initial ait joué le rôle de poste de garde lorsque l'Hermeton servait de frontière naturelle entre la Principauté de Liège et les Pays-Bas Espagnols, puis entre la France et les Pays-Bas Autrichiens. Néanmoins, les ouvertures en forme de meurtrières ne doivent pas forcément être interprétées comme un système de défense car ce type d'ouverture est également fréquent pour assurer la ventilation des étables et des locaux agricoles. Ce bâtiment en pierre servit d'ailleurs de ferme pendant quelques temps.
Quant aux bâtiments servant de logements pour les ouvriers de la carrière, ils sont typiques de l'architecture industrielle du XIXème siècle: ils sont en maçonnerie de brique traditionnellement chaulée en jaune pâle et les baies en arc en plein cintre sont fermées par des châssis métalliques.  La plus grande partie du bâtiment qui s'ouvre sur une sorte d'esplanade sert actuellement de logement de vacance à des groupes de jeunes qui trouvent ici un endroit propice à la détente.

Philippe Vander Maelen, "Dictionnaire géographique de la province de Namur", Bruxelles, 1832.
Charles Meerts, "Dictionnaire géographique et statistique du royaume de Belgique", Bruxelles, Vanderborght, 1845.
Hervé Hasquin e.a., "Commnunes de Belgique: dictionnaire d'histoire et de géographie administrative. Wallonie", 2 vol., Bruxelles, La Renaissance du livre, 1980-1983.
Herman Holemans, "Enquète auprès des communes de la Province de Namur", 1986.
Lucien Simon, "Moulins de chez nous", Dison, Fondation Adolphe Hardy, 1992, p. 104.
André Lépine, "Les paroisses de l'entité de Doische", Cahier du Musée de Cerfontaine,  n° 219,‎ 1999
André Lépine,  "L'entité de Doissche en 1830 et en 1914", Cahier du Musée de Cerfontaine, n° 280,‎ 2004.
Mailbericht Ton Slings, 04.02.2012

Overige foto's

transparant