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Trois tordoirs à vent

route de Ciply à Mons
7024 Ciply (Mons)

hors la porte de Bertaimont

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1720 / 1721 / 1725
Staakmolen
Oliemolen

Beschrijving / geschiedenis

Claude du Bray, résidant à Mons, demande des lettres d'octroi pour ériger un moulin pour faile huile, en un lieu appelé la Hemiette (Petite Haine?) proche de la ville de Mons, appartenant au remontrant. Renvoi au Conseil des Finances, le 22 janvier 1644.

Par octroi de Sa Majesté du 20 janvier 1716, a été accordé à Maurcie Chalon et héritiers la faculté de faire battre huile dans trois moulins pendant le terme de douze ans, moyennant une reconnaissance de vingt-cinq florins pour chaque moulin.

Par cession d'action du dit Chalon, la veuve d'Adrien Patin, à présent Jean-Joseph, son fils, doit 50 florins de reconnaissance pour deux des dits moulins, dont il a renouvelé l'octroi le 27 avril 1739 et ne paiera plus que douze livres pour chaque moulin, à charge de payer le dcouble à chaque changement de propriétaire.

Les héritiers de feu M. le conseiller-receveur général Belhomme, à présent Nicolas Prinez, doit vingt-cinq florins de reconnaissance pour le troisième moulin du dit Chalon.

Le 21 août 1720, Sa Majesté a acoordé octroi à Jean Chalon pour l'érection de trois nouveaux moulins à vent à battre huile, parmi une reconnaissance de 40 florins pour chaque moulin.

Le 23 novembre 1720, le dit Chalon a vendu la moitié d'un des moulins à Jean Tiroux, à charge de payer la moitié de la reconnaissance. L'autre moitié a été cédée à Josse Tiroux aux mêmes conditions.

Le 21 mai 1721, Chalon a fait ériger le second moulin selon l'octroi.

Le 20 novembre 1725, Josse Tiroux, en suite de cession du dit Chalon, a fait ériger le troisième moulin.

Extrait du régistre des oeuvres de loy de la ville de Mons en l'an 1717, fol 78 v°: "Josse Tiroux, bourgeois de cette ville a connu d'avoir vendu pour 1260 florins à Thomas Dutilloeul, de même résidence, une maison, moulin aux vents, jardin et héritage gisant hors la porte de Bertaimont, tenant à la chaussée de Mons allant à Cuesmes et au chemin de Sars, avec tous otieux en dépendans, conditionnant la dite maison, moulin, héritage et jardin chargée de 100 livres de rente vers Jean-François Delhove et de quattre vingt livres de rente vers Sa Mayesté, le 14 mars 1727."

Le moulin étant sur deux journels et demi appartenait à Dame Marie-Thérèse Hanot, veuve de Messire Biseau, vivant chevalier et receveur général du pays et comté de Hainaut. Le 13 janvier 1727, Josse Tiroux lui avait vendu une rente de cent livres, garantie sur la moitié d'un moulin hors de la porte de Bertaimont, tenant à la chaussée allant à Cuesmes et à N. Blareau, d'autre côté. Et comme Tirou n'a pas payé en 1728 et 1729, elle a fait vendre la moitié du moulin pour 1400 livres, le 24 avril 1730. Elle fut acquise par Thomas Dutilloeul. L'autre moitié restait à Jean Thiroux, en 1739, et Tiroux ne payait pas depuis sept ans une rente de 45 florins l'an aux héritiers de Piere Perlain. Saisie par l'huissier Christophe du Tournay, la seconde moitié se trouve chargée de 20 florins annuellement vers Sa Majesté pour le vent et de 7 1/2 florins pour la rente du fond où le dit moulin est placé.

En 1732,Thomas de Thilloeul et Guillaume Merlin demandent diminution de reconaissance pour trois moulins à vent à tordre huile situés  hors la prote de Bertaimont. Belhomme Joseph-Barthélemy, receveur général des aides et subsides du Hainaut, écrit qu'aux environs de la ville il s'est construit depuis douze à treize années neuf tordoirs à cheval et quatre à l'eau qui ne paient aucune redevance. Il est vrai qui celui de Bury et ceux construits par Maurice Chalon ne sont chargés que de douze livres de Hainaut de reconnaissance. Deux tordoirs munis de quatre chevaux font plus d'ouvrage que trois au vent. Néanmoins la Chambre des Comptes émit un avis défavorable le 13 septembre 1732. Le Conseil des Finances les éconduisit le 23 septembre 1732.

Le 5 novembre 1739, acte pour Thomas du Tilleul de Mons: "Ceux du Conseil des Domaines et Finances de l'empereur et roy, sur l'avis rendu par les Président et gens de la Chambre des Comptes de Sa Majesté qui y ont préalablement ouï le conseiller et receveur général des Domaines de la province d'Hainau,  Bartholomé Joseph Belhomme et le conseiller fiscal de la même province Lesson, ont déclaré que le suppliant passera parmi payant à l'avenir douze livres d'hainau par an de reconaissance puor chacun des deux moulins à l'huile y mentionez".

On lit dans la requête de Th. du Tilleul: "Jean Chalon auroit le 20 d'octobre de l'an 1720, obtenu un octroy pour l'érection de trois moulins à vent à tordre huille près de la ville parmi une reconnaissance anuelle de quattre-vingt livres pour chaque".

Un titre si onéreux pousse Jean Chalon à en vendre deux au remontrant. Or, Jean-Joseph Patin qui possède quelques moulins à vent à tordre huile contigus à ceux du remontrant et qui en rendait par an 50 livres a obtenu du Conseil des Finances une diminution annuelle de 38 livres sur chaque moulin. A la faveur de cette gràce, Patin vend chaque tonneau d'huile un escalin meilleur marché que le remontrant; le moinre rabais que donne un marchand lui attire les chalands des autres.

C'est d'autant plus grave que l'on a construit depuis une quantité de moulins à chevaux, tant à Mons, que dans les villages voisins qui ne paient aucune rétribution à Sa Majesté. On y bâtit plusieurs moulins à l'eau qui travaillent continuellement et qui font le double des tonnes d'huile pendant une année que les moulins à vent vu que ces derniers ne peuvent travailler sans le vent.

En outre, il y a de grosses réparations à faire à l'un de ses moulins et l'autre menace ruine.

Belhomme et Losson émirent un avis défavorable; celui de la Chambre des Comptes fut défavorable, comme en 1732, sur le même sujet.

1739, Nicolas Prinet, bourgeois de Mons, remontre qu'il possède un moulin à l'huile, hors la porte de Bertaimont, lequel n'a pas été compris dans le renouvellement de l'octroi obtenu par Jean-Joseph Patin pour deux autres pareils moulins, en date du 17 avril 1739. Il demande la mâme faveur que Patin, soit une reconnaissance de six florins par année à chaque moulin (6 juillet 1739).

Pierre Delcoigne, "maître tenant postes en la ville de Mons", sollicit la perpmission de faire construire un moulin à l'huile à chevaux près de la ville. Le 21 novembre 1736, le Conseil des Finances (carton 755) demande l'avis de ceux du Magistrat de Mons et celui du conseiller fiscal de Hainaut, Losson. L'octroi fut accordé le 23 février 1737, moyennant une reconnaissance anuelle de six florins. Le tordoir devait s'ériger derière le mont "Panisselle" à la distance d'une demi-lieue de la ville de Mons.

Jules DEWERT

Alphonse Gosseries, "Les Moulins domaniaux de Mons et de sa banlieue", Annales du Cercle archéologique de Mons, XXX, p. 43-147.
Jules Dewert, "Les moulins du Hainaut. Arrondissement de Mons", Annales du Cercle d'histoire et d'archéologie de Baudour, t. 4, 1939, p. 1-202.
"Moulins en Hainaut", Bruxelles, Crédit Communal, 1987.
G. Bavay, "Patrimoine et histoire des moulins en Hainaut", Mons, Hannonia, 2008 (Analectes d'Histoire du Hainaut, tome XI), p. 276-277.

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Laatst bijgewerkt: zaterdag 31 januari 2015
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