Molenzorg

Gesves, Namen


Collectie
Verdwenen Belgische Molens
Naam

Moulin de  Hoyoul

Ligging

5340 Gesves
toon op kaart
Type
Watermolen
Functie
Korenmolen
Gebouwd
voor 1309
Beschrijving / geschiedenis
Les moulins et la forge de Gesves   Le moulin est généralement le premier établissement industriel du village, et toujours il est propriété seigneuriale (1).   S'il est vrai que la plus ancienne description que nous possédons du village de Gesves, savoir le polyptique de l'abbaye de Saint-Vanne (vers 1050) ne cite aucun moulin, cela ne veut pas dire qu'il n'y en avait pas. Nous pouvons seulement en conclure que le moulin n'était pas compris dans la donation que fit le comte Herman au monastère verdunois. Mais dans l'acte de 1091 qui constate la vente de la totalité de l'alleu de Gesves à Notre-Dame de Huy, il est expressément spécifié que les moulins y sont compris : "cum molendinis". Suivant ce texte, il y en avait dès lors plusieurs. Mais on peut se demander si ce pluriel ne résulte pas de l'emploi d'une formule usuelle, plutôt que d'une situation de fait.   Un moulin tournait certainement dès cette époque : c'est celui que nous retrouverons dans la suite sous le nom de moulin de Spinoit, érigé à l'endroit où le ruis seau de Gesves passe devant l'église et l'antique manoir, noyau primitif du village. Si, dès le XIe siècle, un second moulin existait, ce ne peut être que le moulin de Hoyoul, établi en aval pour desservir les terres cultivées sur le plateau qui porte le nom caractéristique de H mes.   Il faut arriver au XIVe siècle pour obtenir des précisions au sujet des moulins. Deux documents les fournissent : c'est l'inventaire des revenus de Poilvache et de ses dépendances, dressé pour le comte Jean de Luxembourg en 1309 (2) ; et c'est la charte par laquelle ce même prince, en 1333, fit cession à Evrard de Bolland de l'ensemble des droits qu'il possédait sur le territoire de Gesves (3).   Le premier de ces documents compte à Gesves trois moulins qui sont nommés de l'Escaille, de Hoyoul et de Hourt. Le premier n'est autre que le moulin de Spinoit cité plus haut, qui reçoit ici une dénomination due à une caractéristique, soit de sa construction, soit de son emplacement. Dans la charte de 1333, il n'est plus question d'un moulin de l'Escaille, mais bien du moulin de Spinoit.   En 1309, ce moulin et celui de Hoyoul étaient soumis au même régime, savoir le partage par moitié des redevances entre le comte de Luxembourg, avoué de Gesves, et le seigneur de Spontin. Qu'est-ce à dire ? Etant donné qu'il n'existe aucune trace d'une cession que les comtes de Luxembourg auraient consentie, dans le courant du XIIIe siècle, d'une partie quelconque de leurs droits sur Gesves, la seule explication du partage que nous constatons est qu'il remonte à l'acquisition de l'avouerie par Waleran de Limbourg, dont le comte Jean était l'ayant-droit. Le vendeur doit avoir retenu, en vendant l'avouerie, la moitié de ses droits sur les moulins; ce qui n'est pas sans exemple. Or, nous avons montré, au cours de cette étude, qu'un ensemble de faits concordants désigne les seigneurs de Spontin comme les descendants du dernier avoué local de Gesves.   Pour le troisième moulin, dit de Hourt, le partage des redevances s'opérait différemment, et le seigneur de Spontin n'en avait que le quart (moins un vingtième remplacé par un porc). Qu'est-ce que ce troisième mou lin ? Son nom est celui d'une famille rattachée au lignage de Gesves, et dont la résidence fut établie — on l'a vu ci-dessus - dans la section de la vallée dite en vaux. Le moulin était voisin de cette demeure. Les terres qui en dépendaient s'étendaient entre Gesves et Hoyoul : portion de l'ancien domaine de l'avoué détachée au profit d'une branche de la famille. Comme ce démembrement est certainement postérieur à la vente de l'avouerie (1237), il n'est pas surprenant que le moulin construit à cette occasion ait été assujetti à des conditions différentes.   Lorsque Jean de Luxembourg roi de Bohême fit don à Evrard de Bolland de tous les droits qu'il avait à Gesves, il précisa soigneusement ce qui concernait les moulins. C'est ainsi qu'on entend parler alors pour la première fois du moulin de Wagnée, qui se trouvait dans les limites de la paroisse de Gesves et que le seigneur de Wagnée devra relever en fief et en hommage du seigneur de cette paroisse. Si l'on se rappelle que le chevalier Warnier du Cellier, grand propriétaire à Gesves, était en même temps, seigneur de Wagnée, pareille situation s'explique.   Jean de Bohême exclut de sa donation le moulin de Hoyoul. C'est que celui-ci, établi primitivement pour desservir un petit domaine agricole, avait acquis, grâce aux comtes de Luxembourg, un ressort qui s'étendait bien en dehors des limites de Gesves. Etaient obligés d'y faire moudre leur blé, les manants d'Assesse, Sorin- ne-la-Longue, Corioule, Trignée, Millier, Jassogne, Ohey, Wallay, Haillot et Monceau, outre ceux du hameau de Hoyoul-sous-Gesves.   Quant au moulin de Spinoit, le comte transmit à Evrard de Bolland son pouvoir de contraindre, au besoin par confiscation et emprisonnement, les manants de Gesves, Spasse, Borsu et Francesse, d'y porter leurs grains.   Il n'est pas fait mention dans cette charte du moulin de Hourt. En effet, ce moulin n'était point banal à l'époque; il était établi pour les besoins d'un domaine particulier dont les possesseurs, en leur qualité de gens de lignage, n'étaient point astreints aux banalités. Le produit du moulin de Hourt est sans doute compris dans l'ensemble des revenus de la terre de Gesves, qui fait l'objet de la cession.   * *   Les choses n'en restèrent pas là. D'abord, en 1342, le château de Poilvache et ses dépendances furent cédés à la comtesse de Namur, Marie d'Artois. Les comtes de Namur exercèrent donc dans la suite les droits qu'a vaient auparavant les comtes de Luxembourg sur le moulin de Hoyoul. Ainsi lisons-nous dans le compte des domaines de Namur, pour 1356, que Hankinet le meunier, fermier du moulin de Hoyoul, devait dix muids pour la part du comte, le surplus du fermage étant dû au seigneur de Spontin. En 1377, Guillaume sire de Spontin et Guillaume son fils acquirent la part du comte, sous la réserve que les chevaux confisqués au préjudice des contrevenants appartiendraient à celui-ci (4).   Voilà donc le moulin de Hoyoul devenu la propriété exclusive du seigneur de Spontin. En 1432, ce seigneur était Robert, veuf de Marie de Sombreffe; et ses biens appartenaient en nu-propriété aux enfants issus de son mariage, notamment à son fils aîné Guillaume. Entre celui-ci et Jean de Juppleu seigneur de Gesves, des pour parlers s'ouvrirent, qui aboutirent à l'arrangement suivant : Robert de Spontin abandonna au profit de son fils l'usufruit du moulin de Hoyoul, étant entendu que, tant qu'il vivrait, les manants de Ohey, Haillot et Monceau devraient faire moudre, non plus à Hoyoul, mais au moulin de Gramptinne dit de Tirifays, autre propriété des Spontin. Guillaume, investi ainsi de la pleine propriété du moulin de Hoyoul, le vendit au seigneur de Gesves pour une rente de trois muids de mouture, outre le cens de cinq francs dû au duc de Bourgogne, comte de Namur (5).   Ce dernier acte se rattache à d'autres circonstances qu'il nous reste à raconter. On a vu ci-dessus que les manants de Gesves étaient assujettis à la banalité du moulin de Spinoit, et qu'il existait un moulin dit de Hourt, lequel n'avait pas de « chasse », mais desservait le domaine libre de ce nom. A une époque que nous ne pouvons préciser, antérieurement à 1430, le seigneur de Gesves laissa le moulin de Spinoit tomber en ruines et reporta la banalité sur le moulin de Hourt. Pourquoi ? accident, vétusté, peut-être spéculation, car il ne touchait que la moitié des produits du moulin de Spi noit, tandis qu'il avait les trois quarts de celui de Hourt.   Telle était la situation en 1430, lorsque passa le flot dévastateur des troupes liégeoises. Tous les moulins furent brûlés; et quand vint l'heure de réparer le désastre, l'on chercha la solution la plus pratique. A Pâques 1432, le seigneur de Gesves tint une assemblée générale de ses manants, où il exposa les faits accomplis : ruine du moulin de Spinoit, incendie récent par les Liégeois des moulins de Hoyoul et de Hourt. Pour remédier à la situation, il leur dit son intention d'acquérir l'emplacement du moulin de Hoyoul, qui pourrait desservir Gesves en même temps que sa clientèle extérieure. Nous savons que l'affaire était conclue avec les Spontin. Puis il exposa le fonctionnement du système proposé. Les manants de Gesves seraient tenus de faire moudre au moulin de Hoyoul, comme autrefois au moulin de Hourt; il y aurait deux meules tournantes, celle d'aval pour le ban de Gesves et l'autre pour l'an cien ressort, c'est-à-dire pour la clientèle extérieure. Cela fut admis à l'unanimité et consigné dans un record de la haute cour de Gesves en date du 2 septembre 1432 (6).   Reconstruit et accru en importance, le moulin de Hoyoul fut loué à des fermiers jusqu'en 1470. A cette date, le locataire était Jean Dubois, échevin de la cour de Gesves et homme de lignage (7). Philippe de Jup- pleu, qui gérait alors la seigneurie pour son père, jugea bon d'appliquer au moulin le procédé, alors en vogue, d'arrentement ou, comme on disait, d'accense héritable.   Il le céda donc à Dubois moyennant une rente annuelle de vingt-huit muids de mouture, dont cinq setiers par semaine devaient être livrés au château. D'autre part, le seigneur devait donner chaque année au meunier du drap pour une « cotte de livrée » (8). Dès lors, la propriété du moulin, sous la forme qu'on appelait lansage, passait à Dubois et à ses héritiers; si bien que l'un de ceux-ci, prenant du galon, en fera relief comme d'un fief devant la cour féodale de Poilvache (9).   Mais en 1490, voici que de nouveau le moulin est incendié. Le seigneur de Gesves, qui était encore Philippe de Juppleu, renonça pour un an à sa rente, le meunier Arnoul Dubois s'engageant à remettre le moulin en bon état. Ces nouvelles conventions furent actées par la cour de Gesves le 24 novembre 1491 (10).   L'histoire du moulin de Hoyoul ne finit point par cet accident; elle aura dans la période suivante des péripéties épiques.   * *   On sait que, sur les deux rives de la Meuse, se développa, dès l'époque romaine, une puissante industrie métallurgique. Cependant, il ne paraît point que, à Gesves, l'habitation romaine, dont on a constaté l'exis tence au début de cette étude, ait eu pour raison d'être l'industrie du fer. Mais au moyen-âge, l'emploi de la roue hydraulique fit installer des forges dans les vallées; or un endroit réunissait toutes les conditions qu'il fallait pour la production métallurgique, c'était celui qui a conservé jusqu'à nos jours le nom de Forges.   Le ruisseau de Gesves, appelé à cet endroit Hoyoul ou grand-ry, grossi de plusieurs affluents, y possède une puissance suffisante pour fournir la force motrice. Une vaste étendue de bois offrait le combustible en abon dance ; enfin, le sous-sol renfermait du minerai de fer.   A quelle époque songea-t-on à mettre en valeur ces avantages ? Rien n'autorise à dire que ce fut avant la seconde moitié du XIVe siècle. C'est en 1345 que le comte Guillaume I de Namur accorda aux ferrons de Marche-sur-Meuse, Jausse et Marlagne, des privilèges qui furent bientôt étendus à ceux de tout le comté (11).   En 1381, nous voyons quatre associés s'engager à livrer, pour l'usage du comte de Namur, certaine quantité de fer fabriqué aux forges de Gesves (12). Le chef de l'association, nous l'avons déjà rencontré dans plus d'un chapitre de cette étude, c'est Jean dit Hanekin de Hourt, issu du lignage de Warnier du Cellier, homme allodial et échevin. Il résidait non loin des forges et possédait des terres dans la vallée du Hoyoul parmi lesquelles, semble-t-il, l'emplacement où fut établie l'usine. De là vint probablement le nom de Hourville, forges de Hour- ville qui fut donné à cet établissement (13). Ses trois associés étaient Stévenart le Fèvre, qui fut maire de Gesves en 1392; Danilon le Bâtard, fils de Guillaume ou de Daniel de Gesves; et Lambrike fils d'un certain Lambert sur lequel nous n'avons aucune indication.   Le 2 mars 1381, devant le bailli d'Entre-Meuse-et- Arche, ces quatre s'engagèrent envers Jacques Coignet, valet de la bouteillerie du comte, à fournir en cinq mois cent et six livres de fer des forges de Gesves, engagement cautionné par le seigneur du lieu, Guillaume de Bolland. Le même jour, ils acquéraient de celui-ci, la superficie de 75 bonniers de bois à couper en dix ans (14). Le précieux document qui révèle ces conventions est le seul qui fasse connaître les forges de Gesves à cette époque. Un peu plus tard, les comptes des domaines de Namur révèlent que les ferrons de Gesves étaient auto risés à prélever du minerai en toute localité du comté (15).   Quant au personnel qu'occupait une telle forge, référons-nous à l'édit de Charles le Téméraire, qui limite le privilège des ferrons à 22 personnes par forge : quatre pour le fourneau, deux pour Paffinerie, deux pour le marteau, un charretier, sept mineurs, un roqueteur, le maître, sa femme et ses serviteurs (16).   Que devint l'association qui florissait en 1381 ? Son chef, Hanekin de Hourt, disparut avant 1418 et Stevart le Fèvre n'est pas cité après 1393. Mais en 1442 et 1445, nous trouvons parmi les échevins de la cour de Gesves, un personnage dont la présence ne peut être attribuée qu'à l'exploitation des forges : c'est Hendrick le ferron ou Hendrick de Hoyoul (17). Ce dernier nom suggère qu'il habitait dans le quartier où précisément se trouvait le fourneau. S'agit-il de maître Hendrick le ferron d'Hermeton, dont le nom se lit maintes fois dans les comptes des domaines de Bouvignes à la même époque?   C'était un industriel important, exploitant plusieurs  usines. Mais nous ignorons les circonstances de son installation à Gesves, et le temps qu'il y passa (18). Nous ne savons pas davantage quelle fut l'activité des forges de Gesves à la fin du XV0 et au XVIe siècle (19).   Elle avait cessé depuis quelque temps lorsque, vers 1570, Evrard de Seraing seigneur de Gesves fit établir un moulin sur l'emplacement de l'ancienne forge; on l'appela le « Neumoulin as forges de Hourville ». Et, de nos jours encore, le nom de Forges demeure attaché aux lieux qu'animait, au XIVe siècle, le fourneau de Hanekin de Hourt (20).   Baron M. HOUTART   (1) Fustel DE CouLanges, L'alleu et le domaine rural, p. 443.
(2) Document XVIII.
(3) Document XXV.
(4) Document XXXI. En même temps, le seigneur de Spontin racheta au comte de Namur la moitié du moulin de Stier qui avait été réservé lors de la cession du ban de Spontin à Guillaume, le héros de Woeringen.
(5) Document XXXVI.
(6) Document XXXVII.
(7) A. G. Conseil privé espagnol 1337. Poilvache. Preuves pour Paulet de Votey : Jean Dubois siège comme homme de lignage le 15 avril 1480.
(8) A. C. G. Copies d'un acte du 2 décembre 1470.
(9) Lahaye, Le livre des fiefs de la prévôté de Poilvache, p. 484.
(10) A. C. G. Copie d'un record de la cour de Gesves, du 24 novembre 1491.
(11) A. S. A. N., t. XII, p. 192.
(12) Document XXXII
(13) A. C. G. Acte du 21 mai 1590 : « le noux-mollin as forges de Hourville ».
(14) Document XXXII B.
(15) A. E. Namur. Recettes du comté 1409-1410, f° 73 v°.
(16) Charte de juillet 1470. Ordonnances des Pays-Bas, 2me série, t. I, pp. 487.
(17) A. C. G. et Archives des Hospices de Huy, reg. 341, f° 72 v°.
(18) A G. Chambre des Comptes, n°s 10501, 10502, 10508, 10516. Domaines de Bouvignes. Est cité : « Maistre Hendrik d'Ermeton », 1438-1454; « Hendricq le ferron », 1470.
(19) Dans le compte de la seigneurie de Gesves de 1538-1539, on cite la forge parmi les habitations exemptées de la taille. A. C. G.
(20) En 1787, on entreprit d'extraire du fer des « crahaux » de l'ancienne forge (A. C. G.).
Bijlagen

M. Houtart, "Le village de Gesves durant huit siècles 1000-1800. Prmiè!re partie: Le Moyen âge (avec 5 cartes et une planche de sceaux)", Annales de la Société archéologique de Namur, XLI, 1935, 2, p. 159-307 (237-245, Chapitre VIII. Les moulins et la forge).

Document XVIII (p. 259-260)

Revenus perçus par Jean conite de Luxembourg et roi de Bohême en la terre de Gesves. 1309 Jaives Valet la brassine par an, 1 gros pour 16 d., 4 lib. 10 s. et cyre 2 lib. poyvre 2 lib. Pour le cens de Spynoit (1), à 2 termines, tour. 16 s. Pour les cens d'Ohay (2), à 2 termines, 30 s. torn. La tailhe à la S. Remy t. 16 lib.; pour les huezes (3) 20 s. Li maires doit 1 porc de 40 s. Pour la rente de Spynoit, avoine 12 reys (4) et gelines (5) 12 pièce de la rente et 2 chapons de rente. Pour la grant voerie, speate à grant muy, 3 m. (6). Item doit dame Hawis de rente espeate 18 r. Pour la brassinne de Jaives, espeate, 8 reys. Pour la petite voerie de Jaives (7), avoine 8 r. Li enfans Pygo (8) pour heritaige qu'il tenent, espeate 4 reys. Item la grosse dîme de Jaives 170 muys motable, 2 pors de 4 lib. cyre 30 lib. et pour les huezes 20 s. La menue disme (9), par an, tor. 14 lib., 1 porc de 4 s. et cyre 6 lib. et pour les huezes 20 s. Li molin de Hooul et de la Scaille (10), mouture a grant muy, 65 m. De ce en porte messires Wilhaumes de Spontin la moitié. Valent pour les huezes 20 s. Et doit chascuns molins 2 lib. de cyre. Li molins de Hourt, a grant muy, 24 m. mouture.
De ce emporte messires Wilhaumes de Spontin le quart, le vintime moins, et 1 porc par an. Pour les corveies en ladite mairie, avoine à muy dou grenier (11) 4 muys. Encore y at messires bois quant la passon (12) adresse. Si puet valoir entour 42 lib. t. et toutes ces chosse dessusdites puellent croistre et descroistre. Texte publié par D.-D. BROUWERS, L'administration et les finances des comtes de Namur, Cens et rentes, t. I, p. 295.   (1) Les cens et rentes de Spinoit furent acquis par l'abbaye de Grand-pré en 1283 (document XV). Le comte de Luxembourg les avait-il usurpés ? (2) Dans la suite, les seigneurs de Gesves continuèrent à percevoir certains cens à Ohey. (3) Heuses, c'est-à-dire bottes. Il s'agit ici d'une redevance accessoire qui accompagne la taille et les dîmes. (4) Un sixième du muid de Dinant. (5) Poules. (6) Rente due rar la Collégiale Saint-Pierre de Liège. (7) En 1561, le propriétaire de la terre de F'rancesse-sous-Gesves payait 9 setiers d'avoine « pour les voueries ». Nous n'osons affirmer que cette redevance spéciale constitue la « petite avouerie ». (8) Pigot, fils de Herman de Ges.es et père de Nicolas délie Fon taine. (9) Dîme de la laine, du lin, des agneaux, porcelets, etc. (10) Le moulin de l'escaille est le même que celui de Spinoit. En effet, c'est sous ce dernier nom qu'est désigné, en 1333, le moulin banal de Gesves, tandis qu'il n'est plus question d'un moulin de l'escaille. (11) Le muid du grenier paraît opposé au grand muid. (12) Glandée et droit de paître l'herbe des forêts.   ----------------------   M. Houtart, "Le village de Gesves durant huit siècles 1000-1800. Prmiè!re partie: Le Moyen âge (avec 5 cartes et une planche de sceaux)", Annales de la Société archéologique de Namur, XLI, 1935, 2, p. 159-307 (237-245, Chapitre VIII. Les moulins et la forge).   Document XXV (p. 269-270)   Jean, roi de Bohême et de Pologne, comte de Luxembourg, donne à Evrard de Bolland tout ce qu'il possède à Gesves, hormis le moulin de Hoyoul. Modène, 20 avril 1333. Jehan, par la grâce de dieu, Rois de Bohême, de Polaine, cuens de Luccenborch, faissons savoir a tous que, por les bons services que Evrar de bollan notre amé varié nos at fait et enten encor a faire, et pour tant quil est devenus nos hons de sa maison de Geves, qui devant estoit son frans allues, nous avons donei, pour nous et pour nos hoirs successours, et donnons audit Evrar et a ses hoirs a tout jours mais hiretablement, tôt ce que nous aviens ne avoir poiens par hiretage deden le paroiche, les termes et deden les bones de Geves, en toutes revenues et profit, en blé, en disme, en deniers, en chappons, en gelines, en preis, en chans, en homes, en bois, en rivière et en eawe de viviers, en molins, en ville et fuer ville, la signorie et justice haute et hausse pour faire et drecier justice et especiament l'omaige que li Signeurs de Wannees tenoit de nous deden la paroiche de Geves (1), le queil il et si hoirs doient tenir et reprenre do dit Evrar et de ses hoirs et tous aultres paeges, rentes et revenues, queils que soient, sens rien fuer mettre, retenir ne excepter, fuer seulement notre molin de hoyoul. De queil hiretaige dessus dit, li dis Evrar est devenus nos hons de fieus et bien l'at repris de nous, et en doit servir il et si hoirs, signeurs de la dite maison et del hiretaige, à nous et à nous hoirs contes de luccenborch, en la manière que nous aultres homes de fieus de la contei de luccenboreh nous servent et doient servir.
Encor volons nous que tous li molans de defuer et deden qui, don ten passei, soloient aller au molin de spinoi (2) i soient encore molans, et que li dis Evrar et si hoirs puissent pannir, constraindre, panre lor vaiges ou enprisonner deden sa maison de Geves ceaulz qui deftalans et negligens en seroient, a chascuns foi pour l'a defïaute d'une amende de dis solz de tournois petis. Et se lidis Evrar avoient, en ce, mestier de force, nous volons que nos justices lor soient aidans et confortans à lor requeste. Et nous et nous hoirs contes de luccenboreh nos devons et poions aidier de sa dite maison de Geves en la manière que nous nous aidons et solons aidier des maisons que on tient de nouz en fieuz en la contei de luccenboreh. Et doient li dis Evrar et si hoirs, au temp que nous ou nous hoirs nous aiderons de ladite maison en nos besoignes sens mal engien, demoreir en la dite maison en lieu suffiant et avoir lor revenues en lor besoignes et necessiteis suffianment. Et pour tant que soit ferme chose et estauble, nous savons fait saieleir ces présentes lettres ouvertes de notre saiel. Donné a moden le vintïme jour do moi d'avril l'an mil trois cent trente et trois. Archives du château de Gesves. Original avec sceau.   (1) II s'agit du moulin de Wagnée, construit sur le territoire de Gesves.
(2) Moulin banal dont le ressort comprenait le bourg de Gesves, Hoûte, Spase et Borsu (cf. doc. XXXVII).   --------------------   M. Houtart, "Le village de Gesves durant huit siècles 1000-1800. Prmiè!re partie: Le Moyen âge (avec 5 cartes et une planche de sceaux)", Annales de la Société archéologique de Namur, XLI, 1935, 2, p. 159-307 (237-245, Chapitre VIII. Les moulins et la forge).   Document XXXII (p. 287-289)   Contrats relatifs à une livraison de fer des forges de Gesves, à fdue par Jean dit Hanekin de Hourt et ses associés à Jacques Coignet, valet de la boiiieillerie du comte de Namur. 2 mars 1381   A Lettre de debte   Nous Johan de Corioules bailli d'entre Mouse et Arche, faisons savoir à tous que ilh sont [venus pardevant] nous et les hommes de loy de nosre très chier et redoubté Sengneur Monsengneur le conte de Namur chi dessos nommes [] : Henkin de Hourt, Stevenart li fevre de Jaives (1), Danilhon li bastar (2) et Lambrike fils Lambert [...] d'une part; et Jakemin dis Coinget varie de le botilherie nostre très chier et redoubté Sengneur Monsengneur le conte de Namur d'autre part. Et la cognurent et dessent li desseurdis Henkin, Stevenart, Danilhon et Lambrike, que yaus et le leur doient, et cascun pour li et pour le tout, à dit Jakemin Coinget ou à porteur de ces lettres, le somme de cent et syes poke (3) de fier [] et marchan, teis et ausi soffisans comme des forges de Jaives, à paier à leur frais, cost, perilh et despen, ei a liverer ens elle osteit ledit Jakemin, ou le porteur de ces lettres dedens la ville de Namur, assauvoir à paiier XX poise dedens le jour de le grande pasques prochain venant, item à paiier XXX poise doudit fier dedens le jour del pentecost tantost après ensiwant; item XXX poise a paiier dedens le jour del nativité Saint Johan tantost après ensiwant; et XXVI poise dédit fier à paiier dedens le boin semedi de le fieste Herbatte après ensiwant. Et pour tout chu que dit est bien et loyaul-ment paiier, tenir et acomplir, en ont lidis debteurs obligiet et abandoneit yaus et le leur, et cascun pour li et pour le tout, meubles et non meubles presens et advenir, et si en ont renonchié à tout ce qui aidier ne valoir leur poroit, tant comme en ce kas, et ledit Jakemin [ou le porteur] de ces lettres grever ou nuire; sor une mise et abandon de IIII dobles moutons, le moitié dou don aoez nostre très chier et redoubté Sengneur pour ce qu'il les feroit ens venir et le debteur paiier, et l'autre moitié aoez ledit Jakemin Lou le porteur] de ces lettres, sans le debte princhipal de rins à amenrir plente faite.
A chu que dit est faire [furent presens] et pour che appeleis, si que hommes de nostre très chier et redoubté sengneur desseure nommé, Libert I.N... N...] de Leuse, Johan Remey li sergant, Jakemar de Cripey, Libilhon li clerc et pluseurs autres, [en cui] warde et retenanche, nous li bailli desseure nommé metimes tout ce que dit est par desseur. Et pour tant [que che soit] plus ferme choze et estauble, nous li bailli et li hommes desseure nommés avons à ces présentes [mis et appendus] nos propres sayaul en singe et tesmoignaige de veriteit. Qui furent faites et donnes deux jours ou moys de marche l'an de grasce mil CCC IIII3111 et I.
Et se lidis Jaquemin Coinget ou li porteur de ces lettres n'estoit paiiés tout ensi et à jour que dewisseit sont, et il y aw[...] ou damaige, rendre et restoreir li doient li desseure nommés Henkin de Hourt, Stevenars, Danilhon et Lambrike, al simple dit et parolle doudit Jakemin ou dou porteur de ces lettres, sens nul autre prouves ou serment faire. Souverain Bailliage, reg. n° 69, f° 120. Archives de l'Etat à Namur.   B  Lettre de cognissanche avoir vendut bos (4).   Nous Wilhaume Sires de Jaives chevaliers faisons savoir a tous que nous avons vendut [... à Henkin] de Hourt, Stevenart li fèvre de Jaives, Danilhon li bastar et à Lambrike fils [] de LXXV boniers de bos gisans en plusieurs piches, se lez en avons assereis LXXII..., assavoir premis elle taille Walthier [] item en kokial haye et en lonoit XV boniers, item en fons de Souciions (5) XII boniers, item [] aile encontre de Pirart le trufeir, parmi une certaine somme d'or et d'argent, les queis nous ont donné à nostre prière et besong, delqueis nous [] asougs et bien payez entirement, et en quitons et quitcclamons bonement les desseure nommés achateurs, leurs [] ou remanans et tous chiaus à qui quittanche en appartient ou puet appartenir affaire. Et en avons ] et donneit à dis marchans jour de taille, dou jour Saint Jehan Baptiste prochain venant en X ans continuweis l'un après l'autre ensiwant, et après les X ans un an de resaiwe. Si avons enconvent en bonne îoit à desseurdis marchans que lez dites sommes de bos desseure nommés nous leur conduirons bonnement et loyaullement, tout elle manire que desseure devisseit est. Et pour tant que ce soit plus ferme choze et estauble, [nous] avons donneit à dis marchans ces présentes lettres oviertes saelez de nostre propre sael. Et jui Johan de Jamaingne maires de Jaives, al requeste de tous lesdis massuwiers et de toute ledite paroche [] comon assent, et pour yaus tout, juy ay ausi encovent à dis marchans de conduire leur dite marchandise et de nient à alleir allencontre. Et ay à ces présentes lettres  avoiques le sael doudit sengneur de Jaives appendus mon propre seel en singne et tesmoinaige de veriteit. Qui furent faites et données deux jour [ou mois de marche] l'an de grasce mil CCC IIIIX* et I. Ibid., f« 124.   (1) Echevin de Gesves en 1383, 1337, maire en 1393. (2) Bâtard de Guilleaume ou du chevalier Daniel de Gesves, tué à Basweiler.
(3) Livre. (4) II s'agit évidemment du combustible nécessaire pour la production du fer qui devait être livré en vertu du contrat précédent.
(5) Actuellement Sozon.   ----------------------------------   M. Houtart, "Le village de Gesves durant huit siècles 1000-1800. Prmiè!re partie: Le Moyen âge (avec 5 cartes et une planche de sceaux)", Annales de la Société archéologique de Namur, XLI, 1935, 2, p. 159-307 (237-245, Chapitre VIII. Les moulins et la forge).   Document XXXVI (p. 296-298)

Robert sire de Spontin cède son usufruit sur le moulin de Hoyoul à son fils Guillaume; et ce dernier cède la pleine propriété du même moulin à Jean de Juppleu seigneur de Gesves. 22 mars 1432.

Henry de Hun, provost de Puellevache et bailly d'entre Meuze et Arch, faisons savoir à tous que pardevant nous et les homes de fieufz de nostre très redoubté seigneur et prince monseigneur le duc de Bourgoingne, conte de Namur, ad cause de son chastel et terre de Puellevadhe chi dessoubz nommez et eseript, vinrent et soy comparurent en propre personnes asscavoir noble et honnoret seigneur monseigneur Robert Lardenoit, seigneur de Spontin et de Wavre d'une part, Willame de Spointin son aisné filz légitisme de le seconde part et noble et honoret escuier.
Jehan dit Burekin de Jupleu, seigneur de Gesves et de Chavetongne de le aultre part, et la fut sy consuillié ledit mesire Robert qu'il raporta sus en la main de nous ledit provost pour aoet et en nom dudit Willame son filz teilz humiere et vicairie qu'il avoit ne avoir debvoit ens au mollin condist le molin de hoioul estant et séante en la terre de Gesves et le chache d'icellui mollin ens es lieux et par la manière accoustumée et qu'il a estet uzé et achachée du temps passet et sy avant qu'il est tenu et movant en fies et en homaige de nostredit tresredoubté seigneur ad cause de sondit chastel et terre de Puellevace sauvet et reservet en ce que le moulin de Grametines condist Thiry fail (1) ait sy achache à Ohail, à Haillou et à Monchial le cour de le vie madame femme dudit mesire Robert, fille le seigneur de Houffailize (2) et par ensy sauf lesdis convens lez quictat ledit mesire Robert iceulx sesdits humiers et vicairie, werpit et festuat bien à droict a droict (sic) et à loy sans riens y à retenir et bien en fist tout ce que de quoy que nous lesdits homes ensengnasmez que faire en devoit pour luy devestir et deshireter et ledit Willame son filz advestir et adhireter et faire toutz œuvres et loyaulx; et ce faict, nous ledit provost, tout par le jugement et enseignement desdits homes chidesoubz nommés et escriptz rendimez et donamez audit Willame ce demandant et requérant de telz humiers et vicairie que ledit mesire Robert son père avoit audit molin et en le chache d'iceluy reservet le chace dudit molin de Grametines ensy et par la manière que dit est chidevant don, ban et vesture, l'en advestimes et adhéritames et sy l'en rechupvimez en Pomaige en nous baisant en foid et en homaige en lieu de nostredit tresredoubté seigneur par tel serment solempne faisant tant eue pour lesdits humiers, qu'il y appartenoit, en ce wardéez et adioustéez tout les solempnite's de droict et de loy ad ce afferans et accoustumez bien à droict et à loy aux us et coustumez de la dicte court et saulfz tous drois; en après, ce faict et tantost la mesme pardevant nous ledit provost et lez homez chidessoubz nommés et escript fut ledit Willame aisné (3) fils dudit messire Robert, seigneur de Spontin et de Wavre dessusnomez, sy conseillié et de tel volenté que tout ledit molin appar tenant come dit est, tant pour lesdits humiers corne pour le propriété à Hoyoul entièrement devant declaret et le chache à celly mollin ly appartenant, reservet le chache dudit molin de Grametine par la manière et tout ensy que dit et deviset est chidevant, raportat sus en le main de nous ledit provost pour aoez et en nom dudevant nommé Jehan de Burkin de Jupleu et de ses hoirs et remanants heritablement et sy le quictat ledit Willame saulf lesdits convens, verpit et festuat bien à droict et à loy et bien en fist tout ce et de quant que nous lesdits homez ensengnamez que faire en devoit pourprendrant par son serment et sy hault que loy porte qu'il en estoit sy bien tenant, vestis et adhérité tant des humiers de sondit père, come dit est, come de le propriété que pour ly deshireter et ledit Burkin avestir et adhériter et faire bone œuvrez, parmy rendant et paiant d'an en an heritablement trois muis de moulture et cineque frans de cens et rente héritable que ledit molin et ses appartenans estoient ja paravant deulz à nostredit tresredoubté seigneur mon seigneur le duc ad cause de fortereche de Puellevace et livrés audit lieu de Puellevace. Et sur ce tantoust nous ledit provost, tant par le jugement et enseignement desdits hommes, rendimes et donames audit Jehan dit Burkin de Jupleu, seigneur de Gesves ce demandant et requérant pour ly et son remanant doudit molin de Hoioul entièrement dessusdit et de le chache à celly appartenant es lieux et par la manière accoustumée, sy avant et tout ensy qu'il est tenu et mouvant en foid et en homage de nostredit tresredoubté seigneur, ad cause de sondit chastel et terre de Puellevace, sauveit et reservet le chache dudit molin de Grametinez par la manière et selon la forme chidevant déclarée et ausy sauvet les cens et rentes devant dictez, don ban et vesture, l'en advestimez et adhéritamez et sy l'en rechupvimez à homez de fief en nous baisant en foid et en homaige, en lieu de nostredict tresredoubté seigneur rar tel serment solempnel qu'il y appartenoit, en ce wardées et adioustées toutes les solempnils de droict et de loy ad ce afférantes et accoustuméez, bien à droict et à loy, aux us et coustumez de ladicte court et saulf tous drois; ad ce que dit est faire bien à droict et à loy furent présens, et par nous especialement appelles corne homez de fieî de nostredict tres redoubté seigneur, monseigneur le duc ad cause de sondit chastel et terre de Puellevace, Massart le Biaul qui le jugement porta, Jehan de Millerez, Burkin de Hun, Martin de Sorinez, Jehan filz Jehan de Corioullez et Lambert de Scaltin en quy warde et retenance nous ledit provost mettimez tout ce que dit est pardesseur ; et partant que ce soit plus ferme chose et estauble, nous ledit provost et lez homes devant nommés avons à ces présentes letres et par jugement mis et appendus nous propres seaux avecq le seaux de ladicte prévosté, le nostre infichiet aderier en signe de vérité. Faict et doné Tan de grâce mil quattre cens et trente deux, dou mois de mars, le vint deuseme jour.
Et estoit scellée de quattre seelz desdits homes avecque celluy de ladicte prévosté et lesdits seelz estoient de cire verde, y pendant à double queue.
Collationné à l'originelle scellée comme dessus et treuvé le présente de mot à auïtre y concorder par moy, (s) Zoude, notaire admis, 1591.
Collation derechief faicte ausdictes lettres originelles seellées comme dessus et trouvé concorder, par moy, greffier du Conseil à Namur subsigné, (s) Boursin, 1591.
Archives du château de Gesves.

(1) Ce moulin est établi hors le territoire de Gesves^ près de la limite Sud. Les localités d'Ohey, Haillot et Monceau, que l'acte ci-dessus met dans son ressort, dépendaient auparavant du moulin de Hoyoul. (2) Philipotte d'Aregentau, fille de Reneau sire de Houffalize, mariée en 1425 avec Robert de Spontin, dont elle fut la troisième épouse.
(3) Sans doute aisné omis   -----------------------------   M. Houtart, "Le village de Gesves durant huit siècles 1000-1800. Prmiè!re partie: Le Moyen âge (avec 5 cartes et une planche de sceaux)", Annales de la Société archéologique de Namur, XLI, 1935, 2, p. 159-307 (237-245, Chapitre VIII. Les moulins et la forge).   Document XXXVII (p. 298-300) Jean de Juppleu seigneur de Gesves, d'accord avec les habitants, substitue le moulin de Hoyoul à celui de Hourt comme moulin banal. 2 septembre 1432 Nous Gilchon de Bouton maire de le haulte court de Gesves, Jehan de Corioulles, Pirloz de Florée, Vauthier de Maillien, Huwet de Mons, Pirotte de Francesse, Evrart Le Bidart et Jehan Stevart tous eschevins de ladite court. Scavoir faysons a tous que, ou plaix de pasques derain passé, lan de grâce mil 1111 cens et trente deux, soy trais pardevant nous noble et honnoret escuyer Jehan dit Burial de Jupleu segneur de Gesves, en la présence de tous les masuwiers de le ville et haulteur dudit lieu de Gesves quy y avoient estet sufisamment convochiés et appelés, disant et remontrant cornent le molin de Hour (1) estoit ars et mis en ruwine par la guerre quy derainement avoit estet entre les pays de Namur et de Liège; pourquoy il esîoit nécessaire que, pour les mannans et massuwiers de ladite ville et ban de Gesves avoir refaict une molin. Et au sourplus, solon le recors de nous lesdis eschevins comme ledit seigneur de Gesves dist et remonstrat la endroict, il estoit veritet que les moulins ou les mannans doudit ban dévoient aller moulre par ban, asscavoir le molin despinoy et le molin de lescaille (2) estoient piecha aruwinés, et ledit molin de Hour (3) estoit ars par lesdis liégeois comme dit est chidevant. Et partant il, ledit seigneur de Gesves, estoit en la volenté et sur voie davoir et aquerir le place du molin de Hoyoul, quy pour le temps présent estoit au seigneur de Spontin et a Willame son filz, laquelle place doudit mollin de Hoyoul est scituée en le haulteur et segnerie doudit lieu de Gesves; et que, pour le profit et utilitet desdis masuwiers, de leurs hoirs et successeurs, il trouvoit à son conseil pour le milleur de acquérir ladite place dou molin de Hououl dessunomme, bany par telle condition que tous les masuwiers dudit ban de Gesves, yaulx, leurs hoirs, successeurs et remanans yront moulre par ban audit molin de Hoyoul pareillement quilz faisoient audit molin de Hour (4), et a telle troict (sic) et franchise comme nous les eschevins de ladite hault court de Gesves sauvons et wardons sans malenghien. De laquelle remonstrance ensy faicte par ledit Segneur de Gesves, tous les masuwiers dudit ban de Gesves entièrement devant nommé qui la estoient presens en furent dacors, tous à une vois et par plaine siete l'un de l'aultre, sans y avoir nulz quiconeques debattans par ensy et sur tel conditions que dit et dévissés est chidevant, considérant que cestoit le proffit d'eulx et de leurs hoirs successeurs et remanans. Et sur ce adont leur ottroyat et concédât leur dit segneur par tel condition que, oudit molin de Hoyoul deverat avoir et arat deux moulans et une scossire (5), desques deux molans celly quy sera assis daval deverat et serat tenus de servir et adrechier les mannans dou ban de Gesves, et l'aultre molan dudit molin est et serat pour servir et adrechier les aultres mollans quy audit molin de Hououl sont tenus de venir moulre dou temps passet, asscavoir les villes de Gesves, de Spasse, de Tourchy (6), de Francesse, de Houotz (7), et Hououl le ville (8) ; et ly scossire doudit molin devera et serat tenue de servir Iesdis deux bans sans malenghien, tant de Gesves comme des aultres dessusdits. Lequele remonstrance dessusdite, qui at este faicte par ledit segneur de Gesves par deux plaix généraux en la présence de tous les dis masuwiers, sans nulz debatans, anchois l'ont accordé et tenue pour bonne par la manière et selon la forme chi devant déclarée, ledit maire mist en le warde et retenance de nous les eschevins dessusnommés par le tesmoing de ces présentes lettres seelleez de noz propre seaulx en signe de vérité des chose dessus-dessusdites. Faicte et donne en lan dessusdit, dou mois de Septembre le deuseme jour. Et estoit seellée de deux seelz y pendant a double queue. Collation faicte a l'originelle seellee comme dessus, et treuve la présente de mot a aultre y concorder. Parmoy (s) Zoude notaire admis 1591 Collation de rechief faicte ausdites lettres originelles, seellees comme dessus et trouvé concorder par moy greffier du conseil à Namur subsigné. (s) Boursin 1591   (1) Une copie de cet acte par Renier de Visé (fin du XVe s.), porte Hont, selon la prononciation usuelle. (2) Ce sont deux noms pour un seul et même moulin. Cf. ci-dessus et Documents XVIII et XXIV. Comme lieu-dit de l'Escaille, nous n'avons trouvé qu'un pré voisin du moulin de Hoyoul. (3) Houlte dans la copie de René de Visé. (4) là. (5) Roue dentée. (6) Pour Bourchy. (7) Pour Hourt. Est écrit Houtte dans la copie de René de Visé.
(8) Les mots en italiques ne sont pas à leur place, par inadvertance du rédacteur de l'acte plutôt que par la faute du copiste. Les localités dont les habitants « sont tenus de venir moudre du temps passé » au moulin de Hoyoux sont celles que mentionne la charte de 1377 (document XXVIII), tandis que les hameaux énumérés ici sont ceux qui composaient le ban de Gesves. Les mots : « asavoir les villes de Gesves, de Spasse, etc. » devraient donc suivre la formule générale « manans du ban de Gesves » dont ils sont le développement.
Literatuur

M. Houtart, "Le village de Gesves durant huit siècles 1000-1800. Prmiè!re partie: Le Moyen âge (avec 5 cartes et une planche de sceaux)", Annales de la Société archéologique de Namur, XLI, 1935, 2, p. 159-307 (237-245, Chapitre VIII. Les moulins et la forge).
Roger Delooz, “Les beautés du namurois. La région de Gesves”. Lonzée, l'Auteur, 1992, 116 p.

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Laatst bijgewerkt: dinsdag 3 januari 2017

 

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