Molenzorg

Silenrieux (Cerfontaine), Namen


Collectie
Verdwenen Belgische Molens
Naam

Forge de Battefer
Moulin de Battefer

Ligging
Battefer
5630 Silenrieux (Cerfontaine)

sur l'Eau d'Heure


toon op kaart
Type
Bovenslag watermolen
Functie
IJzergieterij
Beschrijving / geschiedenis

Le moulin de Battefer

a. L’ancien moulin 

Le 20 octobre 1554, Ambroise Fostier a une usine alimentée par un bief au lieu dit « à pierre as horréas ». Il s’agit aussi d’une forge. Cependant, en 1563, Lambert de Bergny (Bergnier ou Bernier) est en train d’édifier un moulin à farine près de la forge. Celui-ci a aussi la forge en arrentement de la part d’Ambroise Fostier.

Le 4 avril 1573, Nicolas Bernier, seigneur de Vir et bailly de Senzeilles met en arrentement à Germain De Treignes entre autre le moulin de Battefer dit « de pierre à haurrenea ».

Au décès de Germain De Treigne, son fils Servais De Treigne prit le relais à la fin du 16ème siècle. En 1608, le meunier de Servais De Treigne est Urmer de Berzée. En 1628, pour aider Servais De Treigne qui ne savait plus payer les cens et rentes à cause des dégâts importants dus aux soldats, on lui accorde 3 charrées de bois pour réédifier sa maison.

En 1638, la veuve Servais De Treigne vend le moulin de Battefer à Jean de Robaulx, seigneur de Daussois qui le revend au profit de Servais De Treigne (fils) le 19 août 1641 qui le remet à Charles Le Rond. Par la suite, le moulin près de la forge appartiendra au même propriétaire que la forge et existera encore jusqu’au milieu du 18ème siècle.

b. Le nouveau moulin 

En 1848, le baron de Cartier d’Yves convertit sa forge en moulin à farine. Le premier meunier y fut Emile Fontaine jusque 1879 ; puis François Leclercq de 1879 à 1882 ; enfin les frères François (Augustin et Joseph) du 23 octobre 1882 jusque 1934.

Après une réparation en 1914, il fut utilisé pendant la guerre pour fournir la farine au village. Des mesures d’approvisionnement furent organisées par les autorités pour les habitants. Les prix furent fixés et les céréales furent réquisitionnées auprès des fermiers.

En 1914, on réquisitionna parmi 16 fermiers 1500 kgs d’orge, 3470 kgs de seigle et 31610 kgs de froment ; on réquisitionna aussi des ouvriers pour exécuter les travaux aux champs : ils travaillaient pour le fermier et étaient payés par la commune et par le fermier. En échange le fermier devait fournir à la commune les céréales pour alimenter la population.

En 1934, le moulin à farine de de Cartier d’Yves fut vendu à Maurice Clip qui ne reprit pas l’activité de meunier.

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*  La fer à Silenrieux

Les minerais de fer sous forme de limonite qu’on trouvait à Silenrieux furent surtout exploités de la période celte au Moyen Âge. Par la suite, le minerai venait d’Yves, Moriamé, Jamioulx et Fraire ; mais on a encore extrait du minerai de fer à Silenrieux au 18ème siècle et au début du 19ème;; le 12 avril 1826, la commune autorise Mrs de Cartier et Dupont d’Ahérée d’extraire des mines de fer dans les bois de Seury ; en 1829, Mr de Robaulx a reçu une concession de mine de fer à Daussois, Vogenée et Silenrieux près de Seury.

En 1832, Vandermalen signale une mine de fer en exploitation avec 12 ouvriers à Silenrieux.

Par après, on n’entendit plus parler de mine de fer à Silenrieux.

Par contre, dans la 2ème moitié du 19ème siècle, on réexploite les scories ou les crayats de sarrasin (déchets à haute teneur en fer laissés par nos ancêtres sur place). Ce fut Eugène Riche de Thy qui fera les premières recherches et qui trouva les filons en 1856. Depuis, plusieurs personnes se sont proposées pour extraire les déchets de Battefer, Falemprise, Seury, Gérofalise, les Violettes et les Froidfonds afin de les revendre pour la métallurgie de Thy ou de Charleroi. Ces déchets donnaient une fonte excellente et accéléraient la marche du fourneau. Voici une idée des quantités recueillies par certains:

- à Falemprise: 196,945 mètres cubes
- à Battefer: 259,53 mètres cubes
- à Gérofalise: 294, 727 mètres cubes
- à Seury: 481, 089 mètres cubes
- aux Froidfonds: plus ou moins 400 mètres cubes

La recherche et l’exploitation de ces déchets se terminèrent en 1894.

* Forge de Battefer

En 1554, Ambroise Fosti (fostier) détourne le ruisseau de Daussois pour faire un bief pour son usine (probablement une forge) situé au lieu dit « pierre as horreas » à Battefer. 

En 1563, Ambroise Fostier remet en arrentement son usine (forge) à Lambert Bernier qui établira un moulin à côté de la forge.

Le 4 avril 1573, Nicolas Bernier, seigneur de Vir et bailly de Senzeilles met en arrentement le moulin et la forge de Battefer à Germain De Treigne.

A la fin du 16ème siècle, Servais De Treigne, fils de Germain occupe toujours la forge.

Le 7 mai 1638, Servais De Treigne vend le moulin, le bief et l’usine de Battefer à Jean de Robaulx, seigneur de Daussois. Vers 1640, Jean de Robaulx érige un fourneau et une chippe à côté du moulin et de la forge sans la permission du chapitre de Thuin ; d’où une amende qu’il devra payer de 8 florins de rente à partir de 1643.

En 1657, la cour de Silenrieux fait saisir les biens du seigneur de Daussois (Charles de Robaulx qui succéda à son père en 1655) sur son territoire (la cense de Bethléem, la forge et le fourneau de Battefer). Cette saisie est confirmée à Liège ; et finalement, ce fut Charles Le Rond qui purgera la dette et paiera la rente pour reprendre à son profit l’exploitation de Battefer. On apprend que la forge est dans le moulin de Battefer. 

En 1685, Charles Le Rond possède un bas fourneau, un soufflet, un lavoir de mines, un haut fourneau, une chippe et une nouvelle forge à refaire ; ce qu’il fera les années suivantes.

C’est probablement à ce moment que la vieille forge qui se trouvait près du moulin fut abandonnée au profit de la nouvelle construite près de l’Eau d’Heure. 

Le 18 juillet 1693, Charles Le Rond et ses fils Octave et Pierre cèdent la forge et le fourneau à Anselme Martin et Philippe Guelleux agissant pour Antoine Bernard leur beau-frère.

Le descriptif de la vente donne : « une forge, un fourneau, une affinerie, une chaufferie, des chippes, un lavoir, une étable, un marteau, une ventellerie, des soufflets, des fourgons, etc... ». 

Le 13 juillet 1724, les héritiers Bernard, Martin et Guelleux vendent la forge et le fourneau à Marie Thèrèse Hannecart et Mlle Marie Massart Vve Jacques Rowez pour ses fils Pierre François et Jacques Rowez. Elles promettent de rebâtir les usines en mauvais état. Les forge et fourneau furent exploités par Jacques et Pierre François Rowez (fils de Marie Massart).

En 1753, les forges de Battefer furent laissées à l’abandon en raison des droits exorbitants que la France a établi sur les fers en barre.

En 1762, Jacques Rowez, maître de forge à Nismes et la veuve de Pierre François Rowez, Marie Walut s’entendent : « Jacques cède pour 12 ans sa demi part à condition que Marie Walut remette en état le fourneau, la forge, les chippes et le réservoir ».

Ce qui fut fait dans les années suivantes. Les minerais venaient d’Yves, de Daussois et de Jamioulx.

Jacques Gérard Rowez est tuteur des enfants de Michel Licot et Marie Thèrèse Rowez dont Philippe Jos François Licot.

Après les 12 ans d’exploitation par Marie Walut, en 1774, les propriétés sont à Philippe Licot qui hérita de la part de Jacques Rowez et aux enfants de Marie Walut (Charles, Pierre François, Marie Anne, Thèrèse, Julie et Caroline).

Le 30 mai 1780, la chippe est victime d’un 2ème incendie qui détruira le toit en chaume de la forge.

Le 18 juin 1781, Philippe Licot devient le seul propriétaire de Battefer.

La forge se compose d’une affinerie avec soufflet et d’une chaufferie.

En 1787, le fourneau n’est plus en état de fonctionner et sera définitivement abandonné.

La forge est louée au baron de Jacquier.

Durant la révolution et les troubles qui se sont produits à Battefer en 1794, la forge restera inactive pendant quelques années ; mais le baron de Jacquier la remit vite en marche.

En 1800, il occupait 52 ouvriers et sa marque sur les marchandises reprenait les lettres JR. Le 6 novembre 1817, Philippe Licot vend un haut fourneau en ruine avec maka, un bas fourneau inactif et une forge avec affinerie et chaufferie en bon état à 4 personnes ayant chacune un quart de part (Pierre de Paul de Maibe, Marie Anne de Paul de Maibe, Philippe de Paul de Maibe et Perpète Jos de Paul de Barchifontaine).

Par la suite en 1822, Pierre de Paul de Maibe acheta ou hérita des 3 autres parts ; ayant acquis le tout, il décède le 6 août 1823, il lègue en indivision la forge de Battefer à Sophie de Paul de Maibe mariée à Perpète Dupont d’Ahérée, à Thèrèse de Paul de Maibe mariée au baron Louis de Cartier d’Yves et à Hugues de Paul de Maibe.

A ce moment, une forge est en activité avec un marteau activé par la rivière.

Au début de l’indépendance de la Belgique, l’affinerie (forge) était occupée par 7 ouvriers. En 1830, les barons de Cartier d’Yves et Dupont d’Ahérée envoyèrent une barre de fer affinée et battue à l’exposition de Bruxelles. En 1833, on y utilisait 230.000 kgs de fer de fonte et 6300 hectolitres de charbon de bois et la production était de 150.000 kgs de fer en barre par an.

La forge cessera ses activités en 1845 et fut convertie en moulin à farine en 1847 (voir les moulins de Silenrieux). 

Les facteurs ou locataires :

De 1657 à 1669 : Jean Grawet (facteur).
De 1670 à 1705 : Pierre Delmasy (facteur).
De 1706 à 1715 (et probablement 1724) : Pierre François Gilbert et Henry Léotard (locataire).
De 1725 à 1740 : Pierre Wauthier (facteur).
De 1763 à 1774 : Antoine Dubernard (facteur).
De 1774 à 1780 : Mrs Collardeau et Darche (locataire) avec Jean Hilson (facteur).
De 1780 à 1783 au moins : Jean Menne (facteur).
De 1787 à 1817 : le baron Laurent Antoine de Jacquier de Rosée (locataire).
De 1818 à ? : Jean Baptiste François ?

Jean-Philippe BODY

Literatuur

Jean-Philippe Body, Silenrieux, Louvain-la-Neuve, 2004, 639 p.
Jean-Philippe Body, « En 1689, la bataille de Walcourt débute à Féronval », chez l'auteur, Silenrieux, ‎2012
Jean-Philippe Body, « Anciennes photos et cartes postales de Silenrieux avant la construction des barrages », chez l'auteur, Silenrieux,‎ 2012
Jean-Philippe Body, « Les sites d'intérêts biologiques à Silenrieux », chez l'auteur, Silenrieux,‎2012
Jean-Philippe Body, « L'évolution de la population à Silenrieux depuis le Moyen Age », chez l'auteur, Silenrieux,‎2011.
Jean-Philippe Body, « La métallurgie dans la vallée de l'Eau d'Heure à Silenrieux : 3 forges et fourneaux », chez l'auteur, Silenrieux,‎2005
Jean-Philippe Body, « Les noms de lieux-dits de Silenrieux », chez l'auteur, Silenrieux,‎ 2005
Jean-Philippe Body, « La paroisse de Silenrieux et son ancienne église », chez l'auteur, Silenrieux, ‎2014
Jean-Philippe Body, « La révolution française à Silenrieux », chez l'auteur, Silenrieux, ‎2007
Jean-Philippe Body, « La confiscation du territoire de Silenrieux par Louis 14 », chez l'auteur, Silenrieux,‎ 2012
Jean-Philippe Body, « Le quart du domaine seigneurial de Silenrieux se trouvait sur la rive gauche de l'Eau d'Heure (Badon) », chez l'auteur, Silenrieux,‎2014
Jean-Philippe Body, « Les faits divers du village : le crime du Ri jaune, la bande noire, la tentative d'assassinat de l'épouse du meunier », chez l'auteur, Silenrieux, ‎2015
André Lépine, « L'entité de Cerfontaine (14) », cahier du Musée de Cerfontaine, n° 173,‎ 2015
André Lépine, « Aux Sources de l’Eau d’Heure », cahier du Musée de Cerfontaine, n° 30,‎ 1977, p. 163-204
André Lépine, « Un crime au Ri jaune », cahier du Musée de Cerfontaine, n° 36,‎ 1981
André Lépine, « Silenrieux-Soumoy-Villers : PG & déportés 40-45 », cahier du Musée de Cerfontaine, n° 112,‎1998
Arthur Balle, « Toponymie de Silenrieux », cahier du Musée de Cerfontaine, n° 131, ‎2004
André Lépine, « L’état civil de Silenrieux au 19e s. », cahier du Musée de Cerfontaine, n° 145,‎ 2002
André Lépine, « 1689. Bataille de Walcourt ou de Battefer, à Silenrieux ? », cahier du Musée de Cerfontaine, n° 42a,‎ 2005
Joseph Gonze, « Les registres paroissiaux de Silenrieux 1635-1792 », cahier du Musée de Cerfontaine, n° 135, ‎2003
Emmanuel Laurent, La Bande noire de l’entre-Sambre-et-Meuse Coecke et Goethals étaient-ils innocents, Bruxelles, Print Express, 1971, 78 p.
Ph. Vandermaelen & Dr. Meissner, "Dictionnaire géographique de la province de Namur", Bruxelles, 1832, p. 264.

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Laatst bijgewerkt: zondag 14 mei 2017

 

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